À Bangkok, le Cameroun et la Banque islamique de développement ont signé le 13 octobre un accord de financement de 212,35 millions d’euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA, destiné à la réhabilitation de l’axe Douala-Bafoussam.
Cette route relie le principal bassin portuaire du pays à l’Ouest, région de production et de commerce. Son état affecte les temps de trajet, l’usure des véhicules, les pertes de marchandises et le prix final payé par les ménages. La valeur économique du projet dépendra donc de la continuité des travaux, du traitement des points accidentogènes et de l’entretien après réception.
Le communiqué de la BID confirme le montant et la finalité, mais ne détaille pas encore, dans sa version publique consultée, le taux, la maturité, la contrepartie nationale ni le calendrier des décaissements. Ces paramètres permettent de distinguer une annonce financière d’un chantier effectivement exécutable.
Pour rendre le projet lisible, le gouvernement pourrait publier un tableau de bord : kilomètres traités, marchés attribués, paiements, délais, accidents et temps de parcours. Le corridor ne gagnera en compétitivité que si le financement produit une route praticable, sûre et maintenue.