Le Cameroun adopte sept mesures prioritaires
La réunion du 22 octobre apporte une évolution concrète à l’alerte régionale : surveillance renforcée, préparation des points d’entrée et coordination du système de santé.
Réuni le 22 octobre à Yaoundé, le Comité stratégique des urgences sanitaires a adopté sept mesures prioritaires après la confirmation au Nigeria d’un cas importé de maladie à virus Bundibugyo. Cette décision précise la réponse camerounaise au-delà du simple appel à la vigilance.
La préparation doit couvrir les frontières terrestres et aériennes, les formations sanitaires, les laboratoires, la protection du personnel et le traçage des contacts. L’OMS rappelle qu’une personne infectée ne transmet qu’après l’apparition des symptômes. L’information du public doit donc encourager le signalement rapide sans stigmatiser les voyageurs ou les communautés.
La souche Bundibugyo ne dispose pas, à ce jour, de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé. La qualité des soins de soutien, l’isolement sûr et la rapidité du diagnostic sont essentiels. Le gouvernement devrait publier les sept mesures, les régions prioritaires et le niveau des stocks. Une stratégie de crise n’est crédible que si chaque centre sait qui appeler, où envoyer un prélèvement et comment protéger ses soignants.