L'ancien directeur général de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, actuellement incarcéré dans l'affaire Martinez Zogo, ne se laisse pas faire. Son collectif d'avocats a lancé une contre-offensive médiatique et judiciaire d'une rare véhémence contre Sani Mohamadou, qui affirmait avoir été sollicité par les services secrets camerounais en 2020. Une riposte qui vise à rétablir l'honneur et la mémoire administrative de l'ex-patron du renseignement.
Léopold Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, est actuellement incarcéré dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo. Les déclarations de Sani Mohamadou, qui le présentent comme ayant sollicité ses services, constituent une « énième tentative d'instrumentalisation » visant à associer la gestion d'Eko Eko à des « démarches d'influence opaques » ou à des « activités illégitimes », selon ses avocats.
Le communiqué du collectif d'avocats, signé par des membres des barreaux du Cameroun et de Bruxelles, déconstruit point par point le récit de Sani Mohamadou : absence de sollicitation, incapacité à justifier de compétences, rejet technique des offres, et absence totale de lien contractuel. Une mise au point chirurgicale qui vise à rétablir la vérité sur la gestion d'Eko Eko à la tête de la DGRE.
Le collectif d'avocats se réserve le droit d'engager toutes les poursuites judiciaires appropriées contre toute imputation diffamatoire ou association abusive visant à porter atteinte à l'honneur et à la mémoire administrative et managériale de leur client. Une riposte qui montre que l'ex-patron de la DGRE entend défendre sa réputation, même depuis sa cellule.