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General News Tue, 28 Jan 2020

Elections 2020 : le MRC interdit d'antennes

Le Conseil national de la communication (Cnc) s’est réuni en session ordinaire vendredi dernier, à la veille de la campagne électorale de l’élection couplée du 9 février.

En examinant le projet d’arrêté du ministre de la Communication (Mincom) sur la distribution du temps d’antenne, Peter Esoka et les siens ont entre autres, prescrit de ne pas parler du Mrc et de son mot d’ordre de « boycott », sur les antennes publiques.

« Il y a ceux qui veulent boycotter les élections mais on va dire aux journalistes que ce n’est pas leur problème d’annoncer que les gens vont boycotter les élections.

C’est une responsabilité sociétale des hommes de média car la Nation est en train de passer un moment très difficile. Il ne faut pas que le boycott soit encouragé par les hommes et les femmes de média », a assené Peter Essoka dans son échange avec la presse. Il répondait à la question sur les attentes du Cnc vis-à-vis des journalistes au cours de la campagne électorale. Dans la foulée, il a indiqué tout autant la volonté de son institution de sensibiliser les journalistes pour réduire à sa portion congrue les messages de haine dans leurs productions médiatiques. Pour concrétiser la donne, le Cnc compte organiser avec les moyens qui sont les siens, dispatcher ses membres dans les régions pour y organiser les séminaires sur la responsabilité des journalistes en période électorale. Le triptyque- boycott, violence et propos haineux doit être banni des antennes.

Egalité et équilibre sur les antennes

« Au cours de cette session nous allons examiner surtout le projet d’Arrêté du Mincom sur la distribution du temps d’antenne surtout dans les médias publics C’est une session que je peux appeler stratégique où on va demander à tous et à chacun d’être serein, qu’on travaille pour donner notre avis sur ce projet d’Arrêté qui nous a été envoyé par le Mincom », indiquait Peter Essoka à l’ouverture de la session. A la fin des travaux, il révélait que son équipe et lui avaient fait certains amendements qu’ils vont envoyer au ministre. Sur l’épineuse question du temps d’antenne, « il y a certains partis politiques qui n’ont presque rien. Certains partis politiques ont par exemple 11 secondes.

Comment peut-on s’exprimer en un si court temps », s’interroge-t-il sceptique.

C’est sur la base de cette évidence qu’ils ont proposé « qu’on regroupe le temps qu’ils ont, et de ce fait, on leur donne par exemple 5 minutes par semaine à la télévision et 10 minutes à la radio parce qu’ils ne peuvent pas faire leur propagande en 10 ou 11 secondes ». C’est une proposition faite par le Conseil, à en croire son président, pour encourager l’égalité et peut-être donner à chaque parti concerné une certaine importance. Il a du reste précisé

qu’au cours des élections passées, « plusieurs partis politiques se sont plaints d’être floués dans leur temps d’antenne », qu’il n’y avait ni égalité ni équilibre dans cette distribution du passage autant à la radio nationale qu’à la télévision. « Nous avons essayé de faire des propositions allant dans le sens de la justice et du fairplay », a-t-il conclu

Source: Le Messager
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