Enseignante tuée par son mari : une puissante femme lance une initiative salvatrice

Enseignante Decedee Tuee Violences conjugales

Fri, 4 Apr 2025 Source: La coach blonde

Faites honneur à votre genre. Chacun finira par récolter sa part dans ce pays. Mais qu’est-ce qui se sème ici, au juste ? L’injustice sème son venin, et nous, nous récoltons des silences empoisonnés.

Ce qui me révolte, ce ne sont pas les 52 000 francs jetés en pâture comme une misérable aumône, mais cette condamnation avec sursis, un jugement suspendu dans le vide, comme une promesse brisée avant même d’avoir été faite.

À quel moment décide-t-on que la vie d’une femme n’a plus de poids ? Que le crime qui l’a fauchée mérite d’être allégé par la clémence ? Une clémence qui n’est rien d’autre qu’une trahison déguisée.

Cette juge ternit l’image de la justice camerounaise, cette justice que je veux croire équitable, forte, capable de protéger ses enfants. Mais aujourd’hui, elle semble aveugle, sourde aux cris de douleur, indifférente aux plaies béantes laissées par une violence qui dévore tout.

Ernest Hemingway disait : « Qu’elle soit justifiée ou pas, la guerre est un crime ». Et pourtant, dans ce tribunal où les mots devraient être des armes contre l’injustice, on désarme la vérité, on maquille la réalité, on étouffe le courage.

Prendre une vie est un crime. Qu’il soit infligé par la guerre, par la haine, par la main cruelle d’un homme. Où sont-elles maintenant, celles qui portaient fièrement le pagne du 8 mars ? Ce pagne qui symbolisait l’espoir, la lutte, la dignité ?

Est-ce qu’il n’était que parure vide, ornée de slogans sans âme ? Où sont vos voix, celles qui devaient briser les chaînes de l’indifférence ? Levez-vous, sortez de l’ombre des filtres et des masques. Déchirez le silence d’un cri perçant, d’une clameur qui ébranle les murs.

Notre sœur est tombée, victime d’une brutalité sans nom. Et voilà qu’une autre femme, investie du pouvoir de juger, choisit de déposer un verdict aussi léger qu’une plume, Comme si, dans ce monde défiguré, certaines méritaient leur sort.

Quand on vous dit : « inscrivez-vous sur les listes électorales », vous pensez que c’est un caprice, une formalité, un acte sans conséquence. Mais non. C’est un acte de survie. Une arme silencieuse qui, glissée dans l’urne, devient un cri puissant.

C’est une invitation à réfléchir sur votre condition humaine, à arracher votre dignité des griffes de ceux qui voudraient vous l’arracher. Avoir une carte d’électeur, c’est penser par soi-même. C’est refuser d’être une victime collatérale de l’ignorance. C’est choisir d’écrire votre propre histoire, de vous libérer de l’injustice, et de faire entendre une voix que personne ne pourra plus jamais réduire au silence.

Source: La coach blonde