Esther Biiga, accusée de proxénétisme et vente de piment par Jeune Afrique: l’actrice camerounaise b
Une enquête choc publiée le 24 février 2025 par le magazine Jeune Afrique a jeté un pavé dans la mare en révélant les dessous peu reluisants de l’industrie pornographique en Afrique. Intitulée « Dorcel et le Porno africain, l’enfer du décor », cette investigation met en lumière les méthodes controversées de recrutement et les conditions de travail difficiles des acteurs du secteur. Parmi les noms cités figure celui d’Esther Biiga, actrice, productrice et entrepreneure camerounaise, accusée de jouer un rôle clé dans le recrutement de jeunes talents pour le compte de Dorcel Africa, un géant du porno sur le continent.
L’enquête, menée en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo et au Cameroun, dévoile les coulisses d’un univers où salaires précaires, pressions psychologiques et exploitation sont monnaie courante. Selon le magazine, Esther Biiga, également connue sous le nom de « Suzy » dans la série africaine à succès « La Reine Blanche », aurait été impliquée dans le repérage et l’introduction de jeunes acteurs dans ce milieu.
Parmi les personnes mentionnées figurent Albin, un jeune Camerounais de Yaoundé, et Bernadette, alias « Black Butterfly ». Le journal affirme qu’Esther Biiga les aurait approchés, leur promettant que les vidéos ne seraient diffusées qu’en Europe ou sur des chaînes satellites. « L’un des points communs entre ces deux histoires, c’est qu’ils ont tous deux été repérés par Esther Biiga, cette tenancière de boîte de nuit qui a de nombreux contacts dans le business du corps », rapporte l’enquête.
Contactée ce mercredi 26 février par la rédaction de Laura Dave Média, Esther Biiga a réagi avec prudence aux accusations portées contre elle. « Je n’ai rien à dire à ce sujet. Du moins, pas pour le moment. L’affaire n’est plus à mon niveau. Mais ce qui est sûr, c’est que j’en parlerai tôt ou tard », a-t-elle déclaré par téléphone. Elle a également invité les internautes à se concentrer sur ses œuvres cinématographiques plutôt que sur cette polémique.
Esther Biiga est une figure bien connue de l’industrie du cinéma camerounais. Monteuse professionnelle, elle a participé à plusieurs films à succès tels que « Auto-Reverse », « Lien d’Acier »et « Royaume en Feu ». En parallèle de sa carrière artistique, elle gère une boîte de nuit populaire à Douala et une agence de mise en relation via les réseaux sociaux, où elle publie régulièrement des offres d’emploi et des opportunités d’aide.
Cette enquête a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où les réactions sont partagées. Certains soutiennent Esther Biiga, soulignant son engagement envers les jeunes et son rôle dans l’industrie cinématographique. D’autres, en revanche, réclament des éclaircissements sur son implication présumée dans le recrutement d’acteurs pour l’industrie du porno.
Interrogée en novembre 2024 par Laura Dave Média sur les motivations derrière son agence de mise en relation, Esther Biiga avait expliqué : « À la base, je suis quelqu’un de très maternelle. Aider les autres fait partie de mon quotidien. […] Pour ceux qui préféraient la discrétion, j’ai pris l’initiative de créer une agence de mise en relation. Cela fonctionne plutôt bien et continue à répondre aux besoins de chacun. »