À la veille de l'inauguration officielle du nouveau siège de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), prévue ce 13 mai 2026, deux correspondances signées le même jour par le Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, ont désigné deux représentants différents pour le chef de l'État. Une première lettre informait le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qu'il était mandaté pour représenter Paul Biya, tandis qu'une seconde désignait le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. La confusion a finalement été levée en faveur du Premier ministre.
IMBROGLIO Á LA PRÉSIDENCE : MVONDO AYOLO A ENCORE FRAPPÉ
Depuis que Paul Biya, affaibli par le poids de l’âge et la maladie, n’est plus en mesure de gouverner pleinement le Cameroun, une cacophonie sidérante s’est installée au sommet de l’État. Entre décrets et contre-décrets, nominations et contre-nominations, instructions et contre-instructions, l’anarchie semble être devenue la norme.
Cette fois-ci, c’est Samuel Mvondo Ayolo, Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, qui illustre cette dérive. À travers deux correspondances contradictoires relatives à l'inauguration du nouveau siège de la Fecafoot, prévue ce 13 mai 2026, il a suscité une vive controverse. Dans un premier courrier, il informe le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, que le Chef de l’État l'a mandaté pour le représenter. Pourtant, dans une seconde correspondance signée le même jour, Mvondo Ayolo affirme exactement la même chose au Ministre des Sports, Mouelle Kombi, le désignant lui aussi comme représentant officiel.
Cet incident n'est pas sans rappeler l'humiliation subie par Joseph Dion Ngute début mai, révélée en exclusivité par Le TGV de l'info. Alors qu’il s’apprêtait à s'envoler pour le Gabon afin d’assister à l’inauguration le Palais des Congrès de Libreville, le Premier ministre avait été débarqué de l’avion par Ferdinand Ngoh Ngoh. Là encore, Mvondo Ayolo était à la manœuvre : il avait personnellement assuré à Dion Ngute qu'il était le représentant désigné, alors que la mission incombait en réalité au ministre des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella. Le Chef du gouvernement s'était retrouvé humilié sur le tarmac de l'aéroport de Yaoundé-Nsimalen, sous les yeux de sa délégation et du personnel aéroportuaire.
Le passif de Mvondo Ayolo en matière de scandales ne s’arrête pas là. Souvenons-nous de la CAN 2021, où il avait exposé le pays à l’opprobre en invitant un trio de péripatéticiennes à l’hôtel Mont Fébé. Ces dernières, logées au milieu de l'équipe du Maroc, se présentaient scandaleusement comme les « prostituées de Paul Biya ». Voyageant en classe affaires depuis Paris et entretenues aux frais du contribuable camerounais, elles avaient provoqué un tel désordre que le Directeur du Cabinet Civil avait dû les renvoyer précipitamment avant la fin de leur séjour.
À en croire les bruits de couloir, la priorité de Mvondo Ayolo au sein de son bureau semble bien loin des dossiers de l'État, se limitant parfois à la gestion de ses propres plaisirs charnels et libidinaux. Je ne vous apprends que des préservatifs ont été découverts dans son bureau à Paris lorsqu’il était ambassadeur du Cameroun en France. Dieu seul sait le nombre de maîtresses qu’il entretient au Cameroun, à Paris, au Gabon etc. Il a d’ailleurs une de ses maîtresses au quartier Dragage à Yaoundé, chez qui il garde d’importantes sommes d’argent.
Quoi qu'il en soit, cette nouvelle affaire de doubles correspondances relance le débat sur l'incurie et les incohérences de plus en plus récurrentes au sein de la coordination gouvernementale