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Exploitation du peuple camerounais par des Chinois: émouvant témoignage d’une victime

Employe Societe CHINOISE SOFHONY Camerounweb Un employé de la société CHINOISE SOFHONY a été licencié

Thu, 22 Jul 2021 Source: www.camerounweb.com

• Les Chinois sont accusés d'exploiter leurs employés Camerounais

• Un employé de la société CHINOISE SOFHONY a été licencié

• L’intégralité du témoignage de l'employé de la société CHINOISE SOFHONY


C’est un secret de polichinelle. La présence des chinois en Afrique et plus particulièrement au Cameroun devient de plus en plus problématique. Des brimades aux traitements inhumains et dégradants en passant par des salaires dérisoires, tout y est pour décrire ce que vivent les Camerounais comme de l’esclavage sous les nouveaux « patrons » des lieux.

Cette situation devient de jour en jour insupportable pour les victimes qui se sentent humiliées sur la terre de leurs aïeux.

Les images d’une bagarre entre un employé sierra-léonais et son patron chinois ont fait le tour du monde et pousse d’autres victimes à briser le silence sur le calvaire qu’elles subissent quotidiennement. C’est le cas d’un Camerounais, employé de la société CHINOISE SOFHONY.

Dans un témoignage publié par le lanceur d’alertes Boris Bertolt, l’employé explique avoir été mis à pied pendant « 20 jours sans raisons valables ». Cette sanction serait le fait que son employeur l’accuse de pousser « les autres ouvriers à la rébellion et à la grève ».

Il souligne entre autres que, depuis le début du chantier, ils leur « promettent les contrats de chantier, mais qu'ils ne réalisent pas ». A cela s’ajoutent les conditions de travail qui s’apparentent à de l’esclavage.

La rédaction de CamerounWeb vous propose l’intégralité du témoignage

“Je suis un employé de la société CHINOISE SOFHONY qui est en chantier sur le cite l'ex Cellucam à Edea. J'y travaille depuis 3 mois. Et j'ai reçu une mise à pieds de 20 jours sans raisons valables.

Lundi 19, était le jour de mon retour de mise à pieds. Dès mon arrivée, les chinois me disent ne plus vouloir de moi dans le chantier.

Je demande la raison, ils disent qu'ils n'ont rien à expliquer.

Par la suite, le patron du chantier m'explique que mon licenciement est dû au faite que je rebelle les autres ouvriers à la rébellion et à la grève. Il faut souligner que, depuis le début du chantier, nous n'avons pas d'EPI.

Ils nous promettent les contrats de chantier, mais qu'ils ne réalisent pas. Ils nous font travailler quelques fois jusqu'à 23h, sans toutefois savoir à combien nous sommes rémunérés à l'heure supplémentaire.

Nous travaillons sans gants sur les bras.

Tellement de choses que mes collègues m'ont choisi pour revendiquer, et les conditions de travail non approprié. Ils ont choisis de me mettre à la porte disant que je suis le meneur de trouble, juste pour avoir été choisi par mes collègues pour revendiquer nos droits.

Les camerounais doivent savoir comment les chinois nous traitent dans notre propre pays.”


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Source: www.camerounweb.com