Fête de l’Unité sous haute tension : l’armée face au défi séparatiste, révèle Jeune Afrique

Taxis Attaques.png Image illustrative

Wed, 20 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Alors que le Cameroun célèbre le 20 mai l’unité nationale, les régions anglophones sont en proie à une recrudescence des violences. Selon une enquête de Jeune Afrique, les groupes armés ont intensifié leurs actions ces derniers jours, forçant l’armée à un déploiement massif sans précédent.

La fête de l’Unité, censée incarner la cohésion nationale, prend cette année un tour particulièrement tendu au Cameroun. Selon des informations exclusives de Jeune Afrique, les groupes séparatistes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont décrété un « lockdown » de trois jours à Bamenda, interdisant aux populations de participer aux célébrations officielles.

Jeune Afrique révèle que les forces de défense ont dû renforcer considérablement leur dispositif. Le général de brigade Housseini Djibo, commandant de la 5ᵉ région militaire, a tenté de rassurer les populations, mais dans l’ombre, les états-majors redoutent une escalade. En amont du 20 mai, un raid revendiqué par les Fako Meme Unity Warriors à Muyuka a coûté la vie à quatre soldats, une attaque détaillée par l’hebdomadaire panafricain.

L’hebdomadaire précise que les séparatistes ont exhibé, dans une vidéo confidentielle, un arsenal dérobé lors de cette opération. Un signal fort adressé à l’état-major, alors que les appels au calme de Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda, peinent à produire des effets concrets sur le terrain.

Jeune Afrique souligne que ce regain de violence intervient malgré la visite du pape Léon XIV, qui avait pourtant obtenu un cessez-le-feu temporaire. L’analyse des données de l’ONU, exclusivement consultées par Jeune Afrique, fait état de 33 incidents humanitaires entre janvier et mars 2026, preuve que la trêve n’a été qu’un répit éphémère.

Source: www.camerounweb.com