L’on assiste à un véritable déferlement de haine à l’égard de Samuel Eto'o
Depuis son accession à la tête de la FECAFOOT, Samuel Eto’o fait l’objet de vives critiques de la part de ses détracteurs essentiellement proches du ministre des sports et de l’éducation physique. Au-delà de l’aspect sportif de ces critiques, l’on assiste à un véritable déferlement de haine à l’égard de la légende vivante du football africain.
𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎'𝐎 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐌𝐎𝐔𝐑𝐈𝐑.
Il ne s’agit plus de critique. Il ne s’agit plus de désaccord. Ce qui s’exprime aujourd’hui contre Samuel Eto’o relève d’une haine maladive. Une haine si enracinée que, même si un serpent mordait le président de la FECAFOOT dans un champ de tarot, certains Camerounais jureraient, la main sur le cœur, que c’est encore Samuel Eto’o qui a excité le serpent à le mordre.
Cette obsession et cette haine ont atteint son paroxysme lors de la CAN au Maroc. Le flou presque mafieux, autour de la désignation de l’arbitrage du match Cameroun-Maroc a gravement entaché la crédibilité de la compétition, tout le monde le dit, même certains marocains le confessent. Sur le terrain, l’injustice n’était donc pas une impression, mais une réalité visible, assumée et scandaleuse. Face à cela, se taire aurait été une trahison. S’indigner était un devoir. Protester était une obligation morale et humaine. Et qui, sinon le président de la FECAFOOT, devait se permettre cette attitude humaine pour défendre le Cameroun?
Mais dans ce pays avec d'étranges Camerounais, l’indignation nationale est devenue un crime, surtout quand elle porte la signature de Samuel Eto’o. Au lieu de s’attaquer à l’arbitrage biaisé, aux arrangements et à la faillite morale de certaines instances africaines, une partie des Camerounais a choisi la voie la plus abjecte : se réjouir de la sanction infligée à l’un des leurs. Ils jubilent, célèbrent, comme si la punition d’Eto’o valait plus que l’honneur du Cameroun. Comme si la défaite morale du pays était un détail, pourvu que leur ennemi personnel tombe. À les entendre, on devine que tant que Samuel Eto’o respirera, certains ne connaîtront ni paix ni sommeil. Sa réussite les insupporte. Son courage les offense. Eto’o ne leur est pas reproché pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il représente : un homme qui dérange, qui ne courbe pas l’échine, qui refuse la soumission.
Critiquer Samuel Eto'o est légitime, mais se réjouir de l’injustice quand elle le frappe est inquiétant.
Ce lynchage permanent n’est pas seulement une attaque contre Samuel Eto’o. C’est la faillite morale de ceux qui ont décidé de haïr, haïr et haïr.
𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐃𝐚𝐢𝐳𝐲 𝐁𝐢𝐲𝐚