Dans une tribune, le fonctionnaire à la retraite Alhadji Bouba demande au ministre des Finances de pencher sur la triste situation d’un digne fils du Grand Nord. Il a emprunté de l’argent pour faire un travail qui profite à la nation.
Nous connaissons votre cœur, monsieur le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Un digne fils du Cameroun est en train d’être plombé, freiné dans son élan. Il s’agit de monsieur Bello Bourdanne, homme d’affaires ayant investi au Cameroun, particulièrement dans le septentrion, et non moins président de la Fédération camerounaise de volleyball.
Au lieu d’être encouragé, ce Camerounais paye aujourd’hui le prix de son patriotisme pour avoir pris des engagements avec ses propres fonds dans le cadre de l’exécution des instructions de l’État. De quoi s’agit-il, monsieur le ministre des Finances ?
Avec le très haut accord du chef de l’État pour l’organisation et la participation de nos sélections nationales de volleyball en compétitions internationales, en toute responsabilité, il s’est retrouvé contraint de contracter des dettes personnelles pour garantir l’organisation et la participation de nos équipes nationales auxdites compétitions, afin d’éviter à notre pays, terre majeure du volleyball en Afrique, des forfaits dommageables pour l’image du Cameroun assortis des sanctions sportives et financières conséquentes.
Plus de deux ans après, le remboursement en régularisation des dépenses effectuées sur la base du budget validé par l’État, reste toujours attendu, malgré le très haut accord du chef de l’État, malgré la décision de paiement n°3709/D/MINFI/SG/DGB/DPB/CSE/CEA3 du 29 septembre 2023. L’enveloppe est d’environ 1,2 milliard de francs CFA.
Les multiples démarches au ministère des Finances ont été jusqu’ici infructueuses. Du coup, Bello Bourdanne est aujourd’hui incapable de respecter les échéanciers de ses créanciers et ses sociétés, dans le septentrion, pourtant pourvoyeuses d’emplois, sont obligées de placer des travailleurs en congés techniques, mettant ainsi de nombreuses familles en situation précaire.
Monsieur le ministre, vous comprendrez également que cette situation met à mal la crédibilité de ce digne fils du Grand Nord auprès de nombreux prestataires qui lui ont fait confiance dans le cadre de l’organisation de ces trois compétitions. Il est certain que votre entourage bloque ses dossiers pour des raisons inconnues et que vous n’êtes pas au courant de cette situation, qui a déjà entraîné la perte de nombreux emplois dans les structures de monsieur Bello Bourdanne. SOS monsieur le ministre des Finances.