Le nouveau tracé de la falaise de Dschang a été mis en service le 1er octobre. Long de 367 mètres et déplacé d’environ 100 mètres par rapport à l’ancien axe, il représente un investissement annoncé de près de 4 milliards de FCFA.
L’ouvrage relie un corridor essentiel entre l’Ouest, le Littoral et le Nord-Ouest. Les matériaux géotextiles, le drainage renforcé et les ouvrages hydrauliques doivent réduire l’exposition aux glissements qui avaient interrompu la circulation.
La reconstruction répond au double éboulement du 5 novembre 2024. Cette histoire impose de considérer l’ouverture comme le début d’un suivi, non comme la fin du risque. Les talus, les eaux permanentes et les pluies extrêmes doivent être instrumentés.
Pour les transporteurs et les riverains, le bénéfice immédiat se mesure en temps gagné et en reprise des échanges. La signalisation, la limitation des charges et la gestion des arrêts sauvages seront aussi importantes que la chaussée.
Le ministère devrait publier les rapports géotechniques, le plan d’entretien et les protocoles d’alerte. Une infrastructure de montagne reste sûre lorsqu’elle est observée, entretenue et fermée préventivement si les indicateurs l’exigent.