Général Zacharie Doualla Massango : Prisonnier du putsch de 1984, puis général de la gendarmerie

General  DOUALLA MASSANGO Il décède le 15 mars 2016, à l’âge de 76 ans

Sun, 11 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Le général Zacharie Doualla Massango, né le 21 mai 1939 à Douala, a consacré plus de cinq décennies à la gendarmerie camerounaise.

Le 6 avril 1984, alors que des éléments de la Garde républicaine tentent de renverser le président Paul Biya, Zacharie Doualla Massango se trouve au cœur des événements. Commandant en second de cette unité, il est fait prisonnier avant de parvenir à s’évader.

Dix-sept ans plus tard, il est élevé au grade de général de brigade. Son parcours raconte plus d’un demi-siècle d’histoire de la gendarmerie camerounaise.

UN ENFANT DE BONAMIKANO

Zacharie Doualla Massango naît le 21 mai 1939 à Bonamikano, dans la ville de Douala.

Le 22 août 1960, quelques mois après l’indépendance du Cameroun, il s’engage à l’École militaire interarmées du Cameroun. Il en sort avec le grade d’aspirant le 1er avril 1961 et rejoint immédiatement l’ancienne Légion de gendarmerie de Yaoundé.

Il est promu sous-lieutenant le 1er juillet 1961. En mars 1963, il devient commandant de la Garde civique du Ndé.

AU CŒUR DES ÉVÉNEMENTS DU 6 AVRIL 1984

Au fil de sa carrière, Doualla Massango devient commandant en second de la Garde républicaine.

Le 6 avril 1984, une partie de cette unité se soulève contre le pouvoir. Selon les récits biographiques consacrés à l’officier, il est capturé par les mutins, mais réussit à s’évader avec plusieurs autres personnes.

Cet épisode constitue un tournant dans sa carrière. Après la dissolution de la Garde républicaine, il est affecté en 1984 à Bertoua comme commandant de Légion de gendarmerie.

UN LONG PARCOURS DANS LA GENDARMERIE

Zacharie Doualla Massango commande ensuite plusieurs Légions de gendarmerie à travers le pays.

Il exerce également au sein des services centraux comme adjoint au directeur central de la Coordination, puis comme directeur des personnels de la Gendarmerie nationale.

Formé aux techniques d’état-major et à la criminologie, il intervient durant les années 1990 dans la lutte contre la grande criminalité urbaine. Il est promu colonel le 1er juillet 1986.

2001 : LA CONSÉCRATION

Le 25 septembre 2001, Zacharie Doualla Massango est élevé au grade de général de brigade, le même jour que Blaise Bénaé Mpecké. Il prend le commandement de la deuxième Région de gendarmerie, dont la compétence s’étend alors sur le Littoral, l’Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. I

LES ÉMEUTES DE FÉVRIER 2008

Il se trouve encore à la tête de cette Région de gendarmerie lorsque les émeutes dites de la faim éclatent du 25 au 28 février 2008, notamment à Douala.

Le 7 mars 2008, il quitte ce commandement et est mis pour emploi auprès du secrétaire d’État chargé de la Gendarmerie nationale. Plusieurs récits récents affirment qu’il aurait refusé d’ordonner de tirer sur les manifestants. Cette version est devenue populaire, mais elle n’est pas suffisamment établie par les documents officiels accessibles pour être présentée comme un fait définitivement prouvé.

LA DISPARITION D’UN DOYEN DE LA GENDARMERIE

Le général Zacharie Doualla Massango meurt le 15 mars 2016, à l’âge de 76 ans, quelques semaines avant son 77ᵉ anniversaire. Ses obsèques sont marquées par des hommages militaires et traditionnels. Les chefs sawa lui rendent notamment hommage au palais Dika Akwa avant son inhumation.

Son parcours reste celui d’un officier entré dans l’armée au moment de l’indépendance, pris dans la tourmente du 6 avril 1984, puis devenu l’un des plus anciens généraux de la Gendarmerie nationale.

Connaissiez-vous l’histoire du général Zacharie Doualla Massango ?

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