0
General News Fri, 13 May 2022

Gangstérisme en milieu scolaire : affolé, le personnel enseignant prend une décision irrévocable

• Les apprenants camerounais continuent de faire parler d’eux en mal

• Le corps enseignant a pris une décision

• Françoise Biba regrette qu’on en soit arrivé là



Les comportements déviants en milieu scolaire sont devenus légion au Cameroun. Sextape, drogue, affrontements avec des armes blanches, violences commises sur les enseignants, empoignades parfois meurtrières, viols, la liste est non exhaustive.

La situation a le mérite d’interpeller les acteurs de la société, en l’occurrence la parlementaire Françoise Biba qui tout en affirmant que la jeunesse va à la dérive, se demande à quel moment les parents ont-ils échoué dans l’éducation des enfants. Dans une tribune publiée jeudi le 12 mai 2022, la députée a appelé à une prise de conscience.

La jeunesse en perdition

En moins de 24 heures, dans 03 établissements scolaires, des élèves poignardés par leurs camarades. Lycée d’Ekite à Edéa, lycée bilingue de Bafoussam Ndiengdam, lycée Leclerc de Yaoundé. Des élèves de 1er cycle

Où avons-nous échoué dans l’éducation de nos enfants? Nous nous devons de nous remettre en question en tant que parents. Ce phénomène en aucun cas, nous ne pouvons l’imputer à notre système scolaire. La jeunesse va à la dérive : drogue, sexe, alcool, armes blanches, sectes… tels sont les nouveaux centres d’intérêts.

Plus que jamais, nous devons sensibiliser cette jeunesse face aux multiples dangers auxquels ils sont exposés. Les sensibiliser quant à l’apparence du bien-être sans aucun effort. Nous voyons bien aujourd’hui à travers le phénomène « Porta Potty » que cette vie de luxe après laquelle la jeunesse court pensant acquérir sans aucun effort des centaines de milliers de francs, il s’agit d’un leurre.

Aucun bien acquis sans la force du travail n’est gratuit. Le travail est la clé de la réussite. Le reste n’est que distraction, perdition et ruine de l’âme. Il y a quelques temps, l’on préconisait la fouille systématique à l’entrée des établissements scolaires. Mais les élèves n’ont plus peur de leurs enseignants, la vapeur s’est plutôt renversée. On les voit taper sur les surveillants et narguer les enseignants.

Après une enquête menée auprès du corps enseignant, l’on constate qu’ils sont tous unanimes sur le fait d’éviter tout conflit avec les élèves car « on ne sait jamais ce qui peut sortir de la poche ou du sac (…). Je prodigue mon conseil s’ils écoutent tant mieux, s’ils n’écoutent pas je ne force rien. J’ai mes enfants à faire grandir » telles sont les déclarations d’une enseignante.

Nous avons du pain sur la planche en tant que parents car, aujourd’hui nous devons combattre les nouvelles technologies qui portent le plus souvent des enseignements contraires à l’éthique et à la morale.
Source: www.camerounweb.com