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General News Tue, 23 Feb 2021

Gangstérisme: une dame important des marchandises avec de faux chèques, arrêtée !

Une dame et ses présumés complices sont poursuivis pour abus de confiance et émission de chèques sans provision perpétrés contre les importateurs des appareils électroniques d'Asie. Ces derniers réclament d'importants fonds aux mis en cause, qui ont donné leur version des faits au centre de la procédure.

En détention à la prison centrale de Yaoundé Kondengui depuis quelques mois avec deux autres personnes, Manuella Kouamou, une revendeuse des marchandises électroniques diverses importées de Dubaï, en Emirats Arabes Unies, est passée aux aveux complets sur les infrastructures d'abus de confiance et d'émission de chèques sans provision qui lui sont reprochés. Il s'agissait entre autres matériels, des téléveurs, ordinateurs et téléphones portables. Mme Kouamou s'est dit déterminée à apurer le plus tôt possible cette dette évaluée à 14 millions de francs avant de dire qu'une partie des fonds querellés a déjà restitués à ses victimes. Elle a fait cette brève déclaration devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif du 16 février 2021. Dans cette affaire Manuella Kouamou a été renvoyée en jugement en compagnie de Rodrigue Nguiffo Kouam et Adrien Djoumessi poursuivis pour complicité d'abus de confiance et émission de chèques sans provision.

En effet, Mme Manuella Kouamou avait obtenu à crédit des appareils électroniques auprès de Georges Ngon et de M. Tchakong Pekg et avait remis àces derniers des chèques de garantie. Sauf que les chèques en question se sont avérés faux parce que portant une signature imitée et tirés du chéquier de Rodrigue Nguiffo Kouam. Le pot aux roses a été découvert lorsque lesdits chèques ont été rejetés à la banque où ils avaient été présentés pour signature non conforme. Une enquête ouverte aboutira à l'arrestation de Manuella Kouama, Adrien Djoumessi et Rodrigue Nguiffo Kouam.

Intru dans l'affaire...

Pour sa défense,- Rodrigue Nguiffo Kouam, l'un des acolytes de Mme Kouamou Manuella, a plaidé non coupable des charges retenues contre sa personne. "J'ai connu cette dame dans le cadre de cette procédure judiciaire. Je ne pouvais pas être détenu à la prison centrale de Yaoundé Kondengui et signer des chèques au profit des personnes que je ne connaissais pas",- a-t-il soutenu. Il expliques qu'en 2019, pendant sa détention pour une autre affaire, Adrien Djoumessi, un frère de sa communauté chrétienne, qui détenait les clés de son domicile, avait abusé de sa confiance en déchirant de son chéquier plusieurs chèques blancs qu'il avait remis à Manuella Kouamou sans son consentement.

Nguiffo Kouam a dit avoir été informé de la situation apres sa sortie de prison. Et c'est pendant l'enquête policière que les photocopies des chèques querellés lui ont été présentées. Raison pour laquelle il a été demandé à sa banque de détruire le chéquier litigieux. Il a poursuivi son exposé en indiquant qu'il se retrouve dans cette affaire comme un cheveu dans la soupe. "Je suis une victime dans cette histoire. Je n'avais pas donné uneprocuration à M. Djouemssi pour qu'il utilise mes chèques encore moins négocié une affaire av(ec Mme Kouamou au pris des marchandises auprès des plaignants ", a-t-il clamé.

Adrien Djoumessi a corroboré uant à lui les déclarations de Rodrigue Nguiffo Kouam. Il dit avoir soustrait les chèques de son ami pour aider Manuella Kouamou son ex collègue qui en avait besoin pour obtenir des marchandises auprès des fournisseurs qui exigeaient des chèques de garantie à défaut d'un paiement cash.

"J'ai naïvement repmis à mon ancienne collègue les chèques litigieux à cause de la bonne image que j'avais gardé d'elle.Je n'avais aucune idée de ce qu'elle allait en faire", a-t-elle déclaré. Il a soutenu qu'en remettant ces titres à Manuella Kouamou, il ne savait pas qu'il causait un tort à son ami Rodrigue Nguiffo Kouam à qui il pensait remettre le reste d'argent promis par cette dernière. Il a reconnu avoir reçu de sa collègue des cadeaux et la somme de 2,5 millions représentant l'avance de 5millions de francs arrêtés dans le deal. Il a laissé entendre que les effets et les fonds reçus de Mme Kouamou étaient un don et npon une contrepartie du service rendu. L'affaire a été renvoyée au 16 mars 2021 pour des équisitions et les plaidoiries.
Source: Kalara