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Gouvernance : voici les vrais problèmes du Cameroun

Thu, 14 Jan 2021 Source: 24cameroun.com

Depuis 1996, le climat socio-économique du Cameroun laisse entrevoir des disparités dans la distribution des revenus. Et dès lors la petite fumée est devenu la flamme incendiaire, le Cameroun est devenue le lieu de la recrudescence des disparités dans la répartition des fruits de la croissance.

Une situation qui entraine le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté a augmenté de 40% en 1984 à 53,3% en 1996 avant de retomber à 40,2% en 2001 du fait de la reprise économique de l’après dévaluation. Cette lente réduction du niveau de pauvreté n’a pas été suivie par une réduction des inégalités.

Le vrai problème

La pauvreté qui sévit au Cameroun depuis la crise des années 80 a été capitale pour la poussée des inégalités entre les populations. La double baisse des salaires a entraîné un développement des innovations comportementales comme la corruption qui a eu un impact énorme dans la concentration des revenus. Ces comportements malsains contribuent à creuser l’écart entre pauvres et riches et une concentration de la quasi-totalité des revenus entre les mains des plus riches qui continuent de s’enrichir au détriment des plus pauvres, ce qui amplifie la polarisation au Cameroun.

Ces comportements malsains contribuent à creuser l’écart entre pauvr.es et riches et une concentration de la quasi-totalité des revenus entre les mains des plus riches qui continuent de s’enrichir au détriment des plus pauvres, ce qui amplifie la polarisation au Cameroun.

La disparition de la classe intermédiaire et la polarisation au Cameroun

La disparition de la classe intermédiaire, surtout dans les grandes villes à l’instar de Yaoundé et de Douala où l’on observe des bidonvilles à côté des quartiers résidentiels. Un phénomène réel au Cameroun qui laisse à penser l’absence d’une classe intermédiaire. Et par ailleurs, la situation distributive du Cameroun montre une concentration de la quasi-totalité des revenus entre les mains des 20% plus riches de la population.

D’après l’institut Nationale de la Statistique (INS) dans son Rapport sur la pauvreté au Cameroun entre 1996 et 2001, la situation des dépenses vient confirmer cette concentration et l’on remarque aisément que les plus riches consomment sept fois plus que les plus pauvres et huit fois plus en 2001. Cette concentration des revenus et dépenses montre à suffisante une disparition presque réelle de la tranche de population à revenus moyens.

La polarisation du niveau de vie : les riches et les pauvres

Plusieurs phénomènes, comme la disparition de la classe intermédiaire et la concentration aux extrémités de la distribution, peuvent être décrits comme la polarisation. Cette dernière place beaucoup d’emphase sur la concentration. Au Cameroun, la concentration aux deux extrémités de la distribution, peuvent être décrits comme la polarisation. Cette dernière place beaucoup d’emphase sur la concentration.

Au Cameroun, la concentration aux deux extrémités de la distribution est devenue réelle, et, la disparition de la classe intermédiaire un fait. La montée des comportements malsains tels la corruption et autres vices de la société camerounaise a favorisé la disparition de la classe des populations à revenus moyens, ce qui insinue une recrudescence du phénomène de la polarisation. Selon les Indice de Wolfson, la polarisation est plus importante en milieux urbain et semi urbain que dans le pays entier.

Une croissance sans effet

L’incidence de la croissance sur la réduction de la pauvreté n’est pas linéaire, en raison du rôle majeur joué par les inégalités. La combinaison de fortes inégalités initiales qui remontent à l’époque coloniale, et plus récents la corruption, la mauvaise gouvernance font du Cameroun l’un des pays les plus inégalitaires. Ce constat explique clairement le faible taux de redressement contre la pauvreté. Une situation qui dépend de la distribution initiale des revenus et des stratégies de développement nationales.Des solutions inefficaces

La capacité du Cameroun à mettre la croissance au service de la lutte contre la pauvreté semble être inefficace. Le recul de l’activité et de la productivité agricoles, la stagnation du secteur manufacturier et l’importance du secteur informel freinent la croissance et sa capacité à faire reculer la pauvreté. Le schéma actuel de changement structurel qui s’opère au Cameroun, dans leauel la main-d’œuvre a tendance à quitter l’agriculture au profit d’emplois informels et mal rémunérés dans les services, n’a pas permis de réduire les inégalités.

Source: 24cameroun.com

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