Grosse frayeur à Etoudi, un rebelle armé s’annonce avec violence

Etoudi Number One Trop c’est trop

Thu, 27 Feb 2025 Source: www.camerounweb.com

Il est révélé une grosse tension au sein de l’armée. Un sous-officier, dépassé par la situation, a lancé un cri d’alarme. Il fait aussi appel au ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Nous militaires de la gendarmerie nationale, corps d’élite, vivons de plus en plus les pires des brimades, des menaces et le mépris de tout genre de la part de notre grand chef depuis le 02 Mars 2018 date à laquelle il a été nommé à ce prestigieux poste. Nous avons jubilé et même fêté ; croyant qu’avec son arrivée les choses allaient changer et que nous les gendarmes peuvent servir en tout quiétude et avec honneur, fidélité et loyauté. Hélas, nous ignorons le sort qui nous est réservé. C'est dans cette veine que nous constatons avec amertume que c'est plutôt la continuité des pires moments des gendarmes.

Aujourd'hui même un voleur qui se trouve entre nos mains n’a aucunement peur. Parce qu’il suffit d'une simple intervention venant du HAUT, sa situation de voleur peut être simplifiée à sa simple expression et c'est la population qui en paie le lourd prix.

Nous ne disposons d'aucun mécanisme juridique pour nous permettre de nous exprimer face aux maux que nos chefs nous infligent au quotidien. Comme pour dire que le militaire ne se justifie pas devant sa hiérarchie il exécute d'abord avant de faire une réclamation. Il ne peut dire qu’à vos ordres même si c'est sa femme qu'on récupère. Nous n’avons jamais et a grand jamais entendu un jour que notre grand chef nous a solennellement tenu un discours nous félicitant pour tout le travail que nous abattons au quotidien parfois au prix de nos vies. S’agissant de calvaire des Unités de brousse, celles-ci sont dégarnies alors qu’on dit le gendarmerie nationale est à vocation rurale.

Comment pouvons-nous comprendre qu'un simple bureau au SED/CGN dont le travail en céans est de ranger quelques papiers, ce bureau se trouve avec un effectif de 10 gendarmes, alors qu'en brousse où vivent les populations et leurs biens qu'on est appelé à protéger l'on trouve des Unités avec un effectif max de 4 éléments. Et parfois parmi les 4 il y en a 2 qui sont évasant. Tout simplement parce que les gendarmes à papa ne veulent pas la brousse. Le service de garde de corps se fait pat familiarité et affinité.

Parlant de la dotation de tenue ou uniforme gendarmerie. Exceptée la tenue ou l'uniforme, les autres effets tels que : insigne de béret, béret, ceinture et ceinturon, rangers, la chemise interne, la montre GPS, les chaussettes n’ont jamais existé pour tous les gendarmes surtout les unités de brousse. Le fait que les gendarmes se retrouvent avec les différents qualités d’uniformes sur le terrain est une preuve évidente. La vente des tenues de dotation est devenu un business pour certains de nos chefs alors ce sont tenues dont l’État débourse d’énorme moyen à cet effet.

S’agissant des locaux des unités surtout celles départementales de la gendarmerie. L'autre là c'est sans commentaire. Il y a des unités faites en matériaux et matériels provisoires qui ne peuvent contenir les suspects surtout dangereux, nous exposant plutôt à la merci des ceux-ci.

Dans les contrôles routiers nous sommes confronté à des méprisés et parfois les violences envers nous à cause de nos chefs qui font déjà de la politique en intervenant dans tout, paralysant ainsi nos services.

Revenons-en sur les différentes zones d'insécurité telles que le Noso et l’Extrême-Nord, par ricochet l’est. Cette insécurité est nourrie par la volonté manifeste de nos hauts responsables militaires et administratifs de ne pas en finir avec cette situation. Parce que plus ces guerres nourrissent leurs poches et familles au détriment de la vie des militaires. Nous vivons ces guerres depuis presque 12 ans. Elles ont des milliers des victimes. En réalité nous faisons cette guerre contre nous-mêmes. Dans cette guerre sur le front Noso et extrême-nord, c'est la gendarmerie qui a plus perdu ses hommes à cause du manque d’équipements. Des jeunes gendarmes qui n'ont que 3 et 4 ans de service ont perdu leur vie pour défendre quelle cause, si ce n'est l'intérêt égoïste de nos chefs.

Nous prenons l'exemple de la garde des points sensibles : dans les ministères, dans les autres services publics, dans certaines entreprises et sociétés publiques parapubliques et mêmes privées, dans les plateformes et les barrages hydroélectriques tels Memvele, Natchigal, Lom-pangar et autres gardés par différents corps y compris la gendarmerie. Tous ces autres corps sont rémunérés sur ce service puis que nous savons tous que l’État sort les moyens y afférents, mais les gendarmes n’ont rien dans tous ces postes. Puisque les autres corps avec qui nous travaillons nous disent de la manière dont ils gérés. Nous travaillons pour gonfler les poches de nos chefs. Nous leur assurons que la fin c’est pour très bientôt. Nous n’allons pas continuer à subir ainsi pour partir en retraite sans un logis.

Le pire est qu’au lieu de nous galvaniser afin de nous faire oublier ces abus, notre grand chef trouve mieux de tenir sans cesse des discours révoltant à notre endroit. Ces discours sont tous des menaces. Nous les gendarmes, tout statut confondu nous ne pouvons continuer à subir cette manque de reconnaissance et de considération. Si nous avons supporté jusqu'ici c’est parce qu'on est patriote et nous respectons tout simplement notre peuple opprimé et faisons notre job malgré ces difficultés que nous rencontrons. Les paiements des primes ne sont pas respectés. Les unités territoriales n'ont pas des matériels didactiques et moyens de déplacement sauf peut-être les unités de Yaoundé. Comment peut-on comprendre que de nos jours au 21ème siècle, nous faisons encore les PV à la main. Nous précisons que 80% des unités départementales et mobiles de la gendarmerie surtout du grand nord surtout n'ont pas des moyens de transport permettant de vite intervenir sur le terrain en cas de besoin.

Pire encore, les moyens didactiques au cas où il faut établir les rapports, les correspondances ou bien les PV judiciaires n'existent pas. Si on se refait à l'habillement, comment pouvons-nous comprendre qu'un gendarme travaillant 24h/24, 7jours/7 et 12 mois/12 peut se retrouver avec une seule tenue de dotation l’an et qu’il doit la porter chaque jour ; même après la pluie. Nous faisons parfois les procédures à nos frais. Ces frais sont parfois cueillis de notre minable salaire qui ne nous permet même pas de nourrir notre petite famille. Parfois nous sommes contraints d'imposer aux usagers le paiement des frais de procédure qui souffrent également de la pauvreté question d’éviter d’éponger nos misérables salaires aux détriment des dépenses normalement imputables normalement à l’État. L’élection présidentielle est en vue et le moral du gendarme que nous sommes est très basse. Trop c'est trop. Nous ne pouvons pas continuer à supporter ces menaces, ces brimades, intimidations et manque incessante de considération.

Par ailleurs, nous invitons les camerounais à aller au SED/CGN et voir ceux qui peuplent les bureaux et services de céans. Nous invitons également les camerounais à scruter les postes stratégiques au sein de la gendarmerie. Nous sommes certains que vous allez comme nous constater qu'il y a tribalisme nourri de ce côté. C'est le Centre-Sud-Est qui gère toujours la gendarmerie comme d'autres administrations dans ce pays. Nous n’allons pas continuer ainsi.

Les affectations dans les unités, les postes et les services juteux ; les stages et les missions étrangères dans la Gendarmerie c'est n’est plus une affaire de qui peut mais plutôt il faut appartenir à une entité ethno-sociale. Pour entrer dans un stage gendarmerie : CAT2, CAT3, OPJ, nous déboursons des fortes sommes d’argent y compris les avancements qu'on peut dire que c'est un acquis. Il y a des gendarmes qui ne connaissent que Yaoundé et Douala durant leur carrière. D'autres (orphelins) font parfois 15 postes d'affection en 30 ans de service. En moyenne 2 par poste d'affection. Comment celui-là peut-il avoir une famille normale, des enfants éduqués et en sécurité.

Pour les missions onusienne (RCA et autres), il faut être millionnaire pour effectuer cette mission. Et quand tu reviens il faut se partager les revenus de cette mission avec ceux-là qui t'ont envoyé ; au cas contraire on t'affecte dans la zone rouge.

Nous adressons nos doléances au ministre Joseph Beti Assomo qui a toujours prêté une oreille attentive à nos préoccupations. Monsieur le ministre nous vous prions de revoir les conditions d'accès au statut de sous-officier de sous-officiers de carrière communément appelé Soc. Ces conditions mais à mal l’esprit du militaire. Surtout le passage qui demande à avoir 5 ans de Sous-officier avant 15 ans de service. Comment peut-on être un militaire qui n'a jamais été puni encore moins indiscipliné ; sous prétexte qu'il n'a pas eu 5 ans de Sous-officier avant 15 ans de service, il se trouve en train de faire 14 voire 15 ans d’adjudant-chef alors qu'il pouvait au moins partir adjudant-chef major, c'est pas vraiment sérieux monsieur le ministre.

Monsieur le Ministre, nous militaires sollicitons être dotés deux uniformes complètes l’an et non une comme d'habitude. Sauf si vous n’êtes pas au courant. Nous sommes très mal habillés en majorité à cause de ça. Monsieur le ministre, nous vous supplions de supprimer le document qu'on appelle acte de réengagement. Surtout dans nos dossiers d'avancement, ce document ouvre la porte d'arnaque surtout pour les gendarmes. Monsieur le ministre, nous souhaitons par ailleurs que le Soc soit supprimé du dossier d'avancement pour le grade d’adjudant-chef major qui doit être un acquis pour tous ceux évoluent normalement dans leur carrière.

Monsieur le ministre les gendarmes souffrent énormément d'oppression. Vous êtes le patron de l'armée. Faites quelque chose, parce que la Gendarmerie est pourrie dans toute sa composante. Pour clore, nous souhaiterions très honnêtement que nous les gendarmes que notre grand patron fasse preuve de reconnaissance envers nous qui autant que fait son peu rendons quelque part un service à notre pays ; au lieu de tenir des discours des brimades, des menaces et t’intimidations à notre endroit. Si l'on parle de monsieur le SED/CGN aujourd'hui c’est parce que nous existons.

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