Il a sollicité l’appui de représentants diplomatiques français et américains
L’ex leader sécessionnistes d’Ambazonie, Dr. Success Nkongho, ne donne plus répit au ministre secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh. Dans une récente sortie, il affirme que ce dernier serait aujourd’hui confronté à une situation de plus en plus délicate, Paul Biya, selon lui, mieux informé de ses activités et de ses ambitions qu’il ne le penserait.
En effet, d’après son récit, Ngoh Ngoh aurait exprimé à plusieurs reprises le sentiment d’avoir été mis de côté par Paul Biya, alors même qu’il se présentait comme l’un de ses plus fidèles collaborateurs et sérieux candidat à la succession.
Dr. Success Nkongho affirme notamment que Ferdinand Ngoh Ngoh a sollicité l’appui de représentants diplomatiques français et américains en mettant en avant son influence au sommet de l’État et sa maîtrise de l’anglais. Ces démarches ont, toujours selon lui, été rapportées à Paul Biya et aux autorités concernées. L’hypothèse d’un recours à des acteurs extérieurs, notamment Wagner, dans une éventuelle stratégie de conquête du pouvoir, est aussi évoqué.
Sur le front intérieur, toujours selon Dr. Nkongho, Ferdinand Ngoh Ngoh cherche à étendre son influence au sein de l’administration, des forces de défense et de sécurité ainsi que dans certains secteurs économiques. Il (Dr. Success Nkongho, Ndlr) lui attribue notamment des tensions avec plusieurs hauts responsables du gouvernement, parmi lesquels le ministre de la Justice et celui chargé de la Défense, sur la question des nominations et du contrôle de certains postes stratégiques.
Dr. Success Nkongho revient également sur la crise anglophone. Selon lui, Ngoh Ngoh cherche à contrôler les initiatives de paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest afin de se présenter comme le principal artisan d’un éventuel règlement du conflit. Il lui est même attribué le projet de saboter les initiatives auxquelles il n’est pas directement associé.
Enfin, Dr. Success Nkongho dépeint un système de fidélités construit autour de plusieurs personnalités et institutions stratégiques, notamment dans les secteurs pétroliers, portuaire et sécuritaire. Il présente cette stratégie comme une volonté de contrôler progressivement différents centres de pouvoir en vue d’une éventuelle succession à la tête de l’État.