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General News Tue, 28 Jan 2020

Guerre entre clans: le château de cartes des sécessionnistes s'écroule

La lutte pour la restauration de l'État d'Ambazonie semble avoir frappé les rochers au cours des dernières semaines avec des luttes intestines renouvelées qui "affaibliraient la lutte".

Les choses semblent s'effondrer au sein du groupe de amba boys qui luttent pour la restauration de l'indépendance annoncée du sud du Cameroun.

Après une période sanglante de ce qui a été décrit comme une vague de tueries internes dans la nuit du 19 janvier 2020 dans la division Bui dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, qui a conduit au meurtre d'au moins 30 combattants ADF par les guerriers Bui, il y a eu des accusations et des contre-accusations de qui est responsable de l'incident.

Selon Amabo Cecilia des Forces de défense d'Ambazonie (ADF), «23 combattants au total ont été tués. C'était un contingent mixte d'ADF et de forces sœurs ».

Elle confirme à Mimi Mefo Info que les tueries ont été perpétrées par des guerriers Bui dans la région du Nord-Ouest. "Nous enquêtons toujours sur les faits, mais tant que la politique en vigueur est préoccupante, les responsables, que ce soit en appuyant sur la détente ou en donnant des ordres à la diaspora, seront tenus responsables de leurs actes", ajoute-t-elle d'un ton ferme et furieux.

Amabo Cecilia dit que les Forces de défense d'Ambazonie (ADF) sont une armée nationale formée pour combattre l'ennemi qui est le gouvernement camerounais et non les autres combattants d'Ambazonie.

Tout en glorifiant les ADF, elle ajoute que les forces ont ce qu'il faut "pour balayer ceux qui les ont attaqués mais ils ne l'ont pas fait car ils sont entraînés à combattre l'ennemi".

D'un autre côté, le Dr Lucas Ayaba Cho du Conseil de gouvernement d'Ambazonia a déclaré que les guerriers Bui ne devraient pas être blâmés pour l'attaque.

Pour lui, ils ont agi en état de légitime défense, les ADF ayant envahi leur zone de commandement sans notification préalable. Il dit: «Après Menchum, Mezam et Lebialem, Bui était la prochaine préparation anti-électorale. Les forces obscures de l'intérieur des forces embusquées. Je suis au dessus », a-t-il déclaré à ses milliers de followers sur Facebook.

Réagissant à la tension, le Dr Samuel Sako, président du gouvernement intérimaire ambazonien qui gère les «Bui Warriors», met en garde tous les combattants des différentes divisions du nord-ouest et du sud-ouest de ne pas être manipulés.

Il explique les revers des combats au cours de la lutte. Tout en exprimant ses condoléances aux familles endeuillées, il appelle à la réconciliation. Dans un communiqué publié le 24 janvier 2020.

Dans un communiqué réagissant à la situation actuelle, l'Ambazonian Self Defense Council, ASC affirme que l'incident de Bui est un indicateur du besoin toujours croissant d'une force unifiée.

«Nous devons nous efforcer de minimiser les malentendus internes et en nous unissant sous un front uni afin de mieux affronter notre ennemi commun: la République du Cameroun», précise-t-il.

L'ASC propose également quelques règles de base pour favoriser l'unité, notamment une communication accrue entre les unités de combat au sol et la discipline et le professionnalisme des combattants.

Dimanche, le général Chacha dont les éléments "ont arrêté et tué" ses compatriotes des ADF a été impitoyablement tué par les forces de sécurité camerounaises. Des sources fiables ont déclaré que le camp ambazonien de Kikaikom avait été envahi et avait été envahi tôt dimanche par les militaires. "Le général Chacha et ses garçons ont été submergés par la forte présence militaire, il a été capturé, fatigué derrière le véhicule militaire et traîné dans des conditions difficiles, c'est ainsi qu'il est mort", a déclaré la source, ajoutant que cela avait laissé beaucoup de gens à Kumbo sous le choc. Le débat et les luttes intestines ont suivi même après le meurtre et l'enterrement de Chacha.

Source: Mimimefoinfos.com