Cela fait maintenant 7 ans que Joseph Dion Ngute est Premier ministre de la République. Il a été nommé depuis le 4 janvier 2019 par le président Paul Biya. L'homme a succédé à Philemon Yang. Ngute est arrivé au Premier ministère dans un contexte de réaménagement gouvernemental après la réélection présidentielle en 2018.
La dernière élection présidentielle a été organisée le 12 octobre 2025 et les signes d'un nouveau remaniement ministériel se font sentir et voir. Des changements seraient en vue, qu'ils soient liés au poste de Ngute ou aux autres portefeuilles ministériels. Et pour cause, des ministres sont décédés en plein mandat, certains ont été appelés à d'autres missions, d'autres sont vieillissants et n'arrivent plus à assurer le poste comme cela se doit, etc. Tout cela crée un trou dans la gestion publique des affaires et empiète sur la politique de développement.
Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, sait qu'il n'est pas éternel. Pour s'en convaincre, il suffit de se rendre compte de la réalité selon laquelle pour arriver, quelqu'un a dû quitter le poste. En politique, c'est souvent un jeu de chaises musicales. Des rumeurs de remaniement ministériel circulent depuis plusieurs mois, laissant les citoyens et observateurs du monde entier dans l'attente de changements potentiels.
Selon des sources proches de la présidence, des raisons diverses bloquent l'effectivité de ce remaniement tant attendu. Ce sont par exemple la crise anglophone qui fragilise la situation sécuritaire dans les régions anglophones du pays qui ne laisse pas tranquille le gouvernement qui s'efforce de trouver une solution durable ; les tensions internes au sein du parti au pouvoir sur la succession de Paul Biya ; entre-temps la préparation des élections qui a concentré toute l'attention des barons du régime ; l'indécision de Paul Biya et de ses conseillers qui reçoivent chaque jour de longues listes de propositions de noms à insérer à des postes stratégiques, etc.
Mais comme un oiseau qui vole, la liste définitive finira par tomber et des nouveautés attendues commencent par fuiter. On pourrait voir, selon la tendance, un rajeunissement de l'équipe gouvernementale avec de nouvelles têtes pour remplacer des ministres en place depuis longtemps.
Aussi, l'opinion publique s'attend à une féminisation accrue. Par exemple, une femme se trouve dans la shortlist des personnes pressenties pour remplacer Joseph Dion Ngute au poste de Premier ministre. Son nom n'est pas encore sorti dans la presse, mais elle est un visage bien connu qui a réussi à gagner la confiance de Paul Biya et se son entourage immédiat, comprenant sa femme, ses enfants et ses collaborateurs directs.
D'autres changements sont attendus, notamment dans des ministères clés comme la Défense, l'Intérieur, les Finances, la Communication. Pour l'instant, difficile de prédire avec exactitude quoi que ce soit, mais qui vivra verra.