Humiliation: David Pagou se fait allumer

David Pagou En Conf Image illustrative

Wed, 30 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Au lendemain du match nul (1-1) concédé par les Lions Indomptables face au Congo à Brazzaville, la presse camerounaise ne ménage pas le sélectionneur David Pagou. Dans une analyse au vitriol, le journaliste Ekene Ngueng dénonce un « petit sélectionneur » à la tête de « petits joueurs de petits championnats », et pointe l'absence de plan de jeu, les choix tactiques incompréhensibles et le manque de profondeur d'un effectif qui a rarement semblé aussi limité.

La clémence n'est pas de mise. Au lendemain du match nul (1-1) arraché par les Lions Indomptables face au Congo, ce mardi 29 septembre 2026 à Brazzaville, la presse camerounaise dresse un réquisitoire sans concession contre David Pagou et ses choix.

« Le Cameroun a ressemblé à de la farine dans la gadoue »

Sous la plume du journaliste Ekene Ngueng, l'analyse est sans appel. « Quand un "petit coach" rencontre un tacticien, cela donne comme rendu la physionomie du match Congo-Cameroun », écrit-il. Face à Claude Le Roy, technicien chevronné qui a su s'adapter à un effectif décimé par les absences, David Pagou a été dépassé. « Les Congolais ont maîtrisé leur sujet et bouffé du Lion. »

Le constat est dur, mais il reflète la prestation des hommes de Pagou : un jeu poussif, sans inspiration, une première période catastrophique et un seul tir cadré en 90 minutes. « Voir le Cameroun évoluer a fait mal aux yeux », poursuit le journaliste.

Des choix tactiques incompréhensibles

La titularisation de Lilian Njoh à la place de Mahamadou Nagida a été vivement critiquée. « Que fait une calamité comme Njoh dans cette équipe nationale, qui plus est titulaire ? Avec Nagida et Yongwa au banc, cela peut quand même surprendre », s'interroge Ekene Ngueng. Le jeune défenseur s'est fait déborder sur l'action qui a mené au but congolais, avant d'être remplacé à la pause.

Au-delà de ce choix, c'est l'absence de plan de jeu qui est pointée du doigt. « Les Lions avaient largement les moyens de faire mieux, mais pour cela il fallait avoir un plan de match et une approche différente des caractéristiques physiques », analyse le journaliste. Sur une surface synthétique inconfortable, les Camerounais ont semblé dépassés par l'intensité et l'organisation congolaises.

Un effectif qui manque de profondeur

Le réquisitoire s'étend à la sélection des joueurs. « Les nombreux nouveaux joueurs ramassés dans les petits clubs de petits championnats par David Pagou équivalent ceux qui s'assument du côté du Congo », écrit Ekene Ngueng. Une manière de dire que le réservoir dans lequel puise le sélectionneur n'est pas à la hauteur des exigences du haut niveau international.

Le journaliste rappelle que Pagou n'a utilisé le même onze partant que deux fois depuis sa prise de fonction, signe d'une instabilité chronique et d'une absence de vision claire. « Celui qui offre indéfiniment des sélections aux petits joueurs des petits clubs n'a utilisé le même onze partant seulement que deux fois depuis qu'il est en poste. »

Claude Le Roy savoure

En face, Claude Le Roy n'a pas caché sa satisfaction, tout en regrettant que le match se soit joué à huis clos. « Imaginez ce même match avec 20 000 personnes dans les tribunes. Le Cameroun a beaucoup de chance d'avoir fait un match à huis clos », a-t-il déclaré. Le technicien français a salué l'engagement de ses joueurs, qui ont failli faire tomber le Cameroun dans son propre groupe.

Un avertissement avant la Côte d'Ivoire

Pour le Cameroun, ce match nul est un avertissement. Certes, les Lions restent leaders du groupe G avec 4 points en deux matchs. Mais la prestation livrée à Brazzaville ne rassure pas à quelques jours d'un autre rendez-vous important : le match amical contre la Côte d'Ivoire, prévu ce week-end.

« Contre la Côte d'Ivoire cette fin de semaine, cela risque d'être d'un tout autre niveau. Et David Pagou ferait bien de réviser ses leçons », conclut Ekene Ngueng. Un ultimatum à peine voilé pour un sélectionneur dont la légitimité est déjà contestée par une partie de l'opinion.

Source: www.camerounweb.com