La jeune élève est en classe d’examen. Elle vit avec celui qu’elle appelle « mon papa » et la femme de ce papa, dans une cour où une voisine est venue s’installer avec son mari il y a deux ans. L’histoire est surprenante.
Avec le temps, nous sommes devenus comme une seule famille. Sa femme me considérait comme sa propre fille, et son mari, je l’ai toujours respecté comme un père. Pendant les dernières vacances, je suis allée rendre visite à ma maman. C’est là-bas que tout a commencé.
Le mari de la voisine m’a retrouvée sur Facebook. Il m’a envoyé une invitation que je n’ai pas acceptée au départ. Mais il insistait tellement que j’ai fini par répondre. Nous avons commencé à discuter. Il m’a demandé mon numéro WhatsApp et, comme je le considérais comme un papa, je n’y ai vu aucun mal.
Au début, les conversations étaient normales. Puis, peu à peu, tout a changé. Il a commencé à me faire des avances. J’ai refusé. Pour moi, il restait un père. Mais malgré mes refus, il insistait. Il m’envoyait de l’argent sans que je ne demande rien.
Je suis une fille dont les parents ne s’occupent pas beaucoup. Alors ses gestes m’ont touchée. Un jour, j’ai posté un statut en plaisantant : « C’est le bébé de qui ça ? ». Il a répondu : « C’est mon bébé ».
J’ai trouvé ça très gênant. Mais il a continué. Argent, cadeaux, attention, soins, etc. Il me donnait tout. Même ce que mes propres parents n’ont jamais pu m’offrir. De retour à Bouaké, les choses ont pris une autre tournure. Sa femme que je considérais comme une maman a commencé à me traiter froidement. Elle avait compris qu’il y avait quelque chose. J’étais piégée.
Lui continuait de me donner absolument tout ce que je voulais. Sous la pression, sous le poids de mes manques, j’ai fini par céder. Aujourd’hui, je regrette profondément. Je veux arrêter cette relation. Mais une peur me ronge. Si j’arrête, qui prendra soin de moi comme il le fait ?
Si je continue et que tout se sait, ses parents, les miens et tout le quartier me pointeront du doigt. Je serai la risée de tous. Je suis déchirée entre le confort qu’il m’offre et la honte qui me guette.