Jean-Claude FOUDA ABEGA alias "Dangoté : voici le seul fidèle qui reste à Jean-Pierre Amougou Belinga

Jean Claude FOUDA ABEGA Alias Image illustrative

Wed, 27 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Jean-Claude Fouda Abega, alias « Dangoté », alias « Moronto » : l'homme aux multiples casquettes qui bâtit le Groupe l'Anecdote dans l'ombre. Directeur général des Travaux et Services, il a occupé presque tous les postes du groupe : rédacteur en chef, directeur des rédactions, directeur administratif et financier, directeur général adjoint… Son mantra : « La loyauté est la marque des grands. » Portrait d'un homme qui a transformé un échec d'intégration à l'INJS en une carrière exceptionnelle aux côtés de Jean Pierre Amougou Belinga.



Jean-Claude FOUDA ABEGA alias "Dangoté" , alias "Moronto" - Directeur Général des Travaux et Services du Groupe l'Anecdote.

«La loyauté est la marque des grands. »

Certains hommes naissent avec une feuille de route. D'autres la réécrivent à chaque carrefour. Jean-Claude Fouda Abega appartient résolument à la seconde catégorie.

Tout commence à la mission catholique de Mokolo , là où, avant même d'apprendre à lire les journaux, il apprend quelque chose de bien plus rare : la discipline comme mode de vie. Le collège Ebanda, puis le lycée général Leclerc de Yaoundé, et enfin, en 1985, un baccalauréat A4 espagnol en poche . Première victoire d'un homme qui n'a jamais appris à se contenter de peu.

La soif intellectuelle le pousse jusqu'à Bangui, en République Centrafricaine, où il décroche une licence en sciences économiques, option gestion des entreprises. Mais derrière l'étudiant sérieux se cache un autre homme : le passionné de football, celui qui rêve de transformer la sueur des terrains en vocation professionnelle.

De retour au Cameroun dans les années 1990, il passe le concours de l'INJS. Il est admis. Le rêve sportif est à portée de main. Et puis ... rien.

Son intégration est rejetée pour une raison d'une cruelle banalité administrative : il n'était pas sur le territoire national au moment requis. Pas un échec de compétence. Pas un manque de mérite. Juste un calendrier qui ne coïncide pas.

C'est ici que commence la vraie histoire de « Dangoté ».

Car il y a une vérité que les biographies conventionnelles n'osent pas formuler : les portes qui se ferment brutalement sont souvent celles qui vous évitent une mauvaise pièce. L'INJS n'était peut-être pas son théâtre. Il lui en fallait un plus grand...

La rencontre avec le Président du Groupe l'Anecdote n'est pas une simple opportunité professionnelle. C'est une alchimie de vision . Deux hommes qui se reconnaissent dans une même ambition, une même foi dans le pouvoir des mots.

Leurs débuts au journal Le Démenti (1993-1994) ont le goût des commencements vrais : modestes, intenses, porteurs. Puis vient l'idée de créer leur propre organe de presse. Premier nom envisagé : Échos des Martyrs. Refusé par la préfecture du Mfoundi , le mot « martyrs » sème l'inquiétude administrative.

Ils ne se battent pas. Ils pivotent.

« L'Anecdote » , un nom qui, avec le recul, dit tout de leur philosophie : les grandes vérités se cachent souvent dans les détails que les autres négligent.

L'homme aux multiples casquettes

Pendant que la structure se construit, « Dangoté » refuse de s'asseoir sur ses acquis. Il passe le concours de l'ESSTIC et l'intègre brillamment, devenant produit de la 31e promotion de cette école d'excellence.

Ce qui suit est moins une carrière qu'une démultiplication : Rédacteur en chef, Directeur des rédactions, Directeur administratif et financier, Directeur Général adjoint, Directeur technique, Directeur de l'exploitation… Il n'a pas gravi les échelons , il les a tous occupés simultanément, comme un architecte qui connaît chaque pièce de sa maison pour l'avoir lui-même construite.

Aujourd'hui, il est Directeur Général des Travaux et Services du Groupe l'Anecdote , gardien discret de la mécanique d'un empire médiatique.

On l'appelle « Dangoté » en référence à Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique. Ce n'est pas de la flatterie. C'est une lecture de caractère : quelqu'un qui voit en lui non pas ce qu'il est, mais l'échelle de ce qu'il peut devenir.

On l'appelle aussi « Moronto » avec cette chaleur familière qui dit que la réussite n'a pas changé l'homme.

Les deux surnoms racontent la même vérité : les grands restent proches de ceux qui les ont connus petits.

« Il faut croire pour y arriver. »

Simple. Absolu. Irréfutable.

Comme l'homme lui-même.

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