Justice : Sébastien Ebala déféré à la prison centrale de Kondengui

Sebastien Ebala Selon Paul Chouta, l'arrestation de Sébastien Ebala aurait été ordonnée par Chantal Biya

Fri, 8 May 2026 Source: www.camerounweb.com

La rédaction de CamerounWeb a appris de plusieurs sources concordantes que l’activiste Sébastien Ebala a été transféré à la prison centrale de Kondengui après avoir été placé en détention au commissariat central n°4 de Yaoundé-Ekounou.

Arrêté le 8 avril 2026, il avait initialement été accusé de « tentative de viol sur mineure », après avoir été surpris à son domicile en compagnie d’une adolescente de 14 ans. Toutefois, selon le journaliste Serge Aimé Bikoï, ni la jeune fille concernée ni ses parents n’auraient, jusqu’à présent, été clairement identifiés.

D’après la responsable du commissariat central n°4 de Yaoundé, Sébastien Ebala serait plutôt poursuivi pour des faits de « sédition ». Après l’exploitation de son téléphone portable, les enquêteurs auraient découvert des enregistrements vocaux dans lesquels l’activiste demandait le dépôt d’une plainte contre Brenda Biya, la fille du chef de l’État, ainsi que d’autres propos visant plusieurs personnalités publiques.

L’activiste Paul Chouta affirme, pour sa part, que l’arrestation de Sébastien Ebala aurait été ordonnée par la Première dame, Chantal Biya. Selon lui, cette décision ferait suite aux nombreuses prises de position de l’activiste critiquant l’influence supposée de Chantal Biya dans la gestion du pays ainsi que les publications de Brenda Biya sur les réseaux sociaux.

Toujours selon Paul Chouta, l’accusation de viol aurait été montée de toutes pièces afin de discréditer Sébastien Ebala et d’influencer l’opinion publique.

« Sébastien Ebala n’a jamais violé qui que ce soit, et je mets quiconque au défi de prouver le contraire. Il est en garde à vue depuis 19 jours. Son téléphone a été saisi et minutieusement exploité. Aujourd’hui, il est accusé de sédition », a déclaré Paul Chouta, qui rappelle que la sédition désigne une forme de révolte contre l’autorité établie.

Source: www.camerounweb.com