Retour de Modeste Mopa Fatoing au pays
Contrairement aux allégations de Jeune Afrique, Modeste Mopa Fatoing, depuis son départ de la Direction générale des impôts pour le Fonds monétaire international, s'est régulièrement rendu au Cameroun en ses résidences de Yaoundé et de Douala, précisément à Bonapriso, sait le journal l'Indépendant n°1051. De retour au Cameroun, il devrait se mettre à la disposition de la justice, pour la manifestation de la vérité dans l'affaire Martinez Zogo, informe le même média.
« Le pouvoir, l'argent et les médias, résument parfaitement les relations incestueuses qu'entretiennent de grands commis de l'État et les médias, les liaisons complexes et les dynamiques d'influence au sein du paysage médiatique camerounais », lit-on dans les colonnes du journal, qui ne manque de faire d'autres précisions non moins importantes.
Le pouvoir politique « entretient une relation de contrôle et de surveillance étroite avec les médias privés. La presse camerounaise est souvent prise en étau entre son rôle de "quatrième pouvoir" (contrepouvoir) et les pressions des instances de régulation comme le Conseil national de la communication (CNC) ou l'appareil judiciaire, qui n'hésitent pas à suspendre des titres ou des journalistes en cas de dérapage ou de plaintes de personnalités influentes », soulève-t-il.
Le modèle économique des médias privés au Cameroun, par ailleurs, est caractérisé par une grande précarité. « Entre la faiblesse structurelle du marché publicitaire et la chute drastique des subventions publiques accordées à la presse privée, de nombreux organes de presse peinent à survivre », fait savoir la source. Aussi, cette vulnérabilité financière expose parfois certains titres ou journalistes à la corruption, à des financements "sous table" ou à des lignes éditoriales dictées par des intérêts économiques privés et des influenceurs.
Selon nos informations, Modeste Mopa Fatoing sait tellement de choses qui peuvent faire couler les accusés et leurs complices. Il détient des documents qui montrent l'implication de plusieurs personnes citées dans l'affaire qui a conduit à la mise à mort de l'homme de média Arsène Mbani Salomon Zogo dit Martinez. Maintenant que le responsable fiscal est de retour au pays, Jean-Pierre Amougou Belinga tremble et le tribunal peut exploser.