L'absence prolongée de Paul Biya suscite une vive inquiétude chez les investisseurs internationaux et pèse lourdement sur les obligations

Paul Biya Revient Mort Image illustrative

Sat, 8 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

L'absence prolongée de Paul Biya suscite une vive inquiétude chez les investisseurs internationaux et pèse lourdement sur les obligations camerounaises en dollars. Selon le site économique Bloomberg, les marchés financiers manifestent une nervosité palpable face à l'incertitude politique qui entoure la succession du chef de l'État, âgé de 93 ans, parti pour Genève le 7 juin et absent de la scène publique depuis près de deux mois. Les obligations camerounaises libellées en dollars connaissent depuis début juin les plus mauvaises performances d'Afrique, avec une hausse significative des rendements : les obligations arrivant à échéance en 2033 ont vu leur rendement grimper de 70 points de base pour atteindre 9,5 %. Les investisseurs hésitent à s'engager durablement dans un contexte où le leadership politique demeure flou, renforçant les risques perçus liés à la gouvernance. François Conradie, analyste chez Oxford Economics, prédit une période prolongée d'incertitude politique et une dégradation continue de la gouvernance, même si Biya devait revenir au pays. Matthew Vogel, responsable de la stratégie souveraine chez Marex, observe que les investisseurs cherchent avant tout à évaluer les risques politiques et de gouvernance qui pourraient découler d'un changement au sommet de l'État camerounais.



L’absence prolongée de Paul Biya suscite une vive inquiétude chez les investisseurs et pèse lourdement sur les obligations camerounaises en dollars

Selon le site économique Bloomberg, l’absence prolongée de Paul Biya suscite une inquiétude croissante parmi les investisseurs internationaux. Depuis son départ pour Genève le 7 juin 2026, où il n’a pas été vu en public depuis près de deux mois, les marchés financiers manifestent une nervosité palpable face à l’incertitude politique qui entoure sa succession.

Cette situation pèse lourdement sur les obligations camerounaises libellées en dollars, qui connaissent depuis début juin les plus mauvaises performances d’Afrique. En effet, les investisseurs hésitent à s’engager durablement dans un contexte où le leadership politique demeure flou, ce qui renforce les risques perçus liés à la gouvernance du pays, producteur de pétrole.

François Conradie, analyste économique chez Oxford Economics, souligne la possibilité que Paul Biya souffre de problèmes de santé sérieux, aggravant ainsi une lutte de pouvoir potentiellement longue et complexe. Il prédit une période prolongée d’incertitude politique et une dégradation continue de la gouvernance, même si Biya devait revenir au pays, car les interrogations autour de sa succession ne disparaîtraient pas pour autant.

Cette incertitude se traduit par une hausse significative des rendements exigés par les investisseurs sur les obligations souveraines camerounaises. Par exemple, les obligations arrivant à échéance en 2033 ont vu leur rendement grimper de 70 points de base pour atteindre 9,5 %, tandis que celles à échéance en 2031 ont progressé de 50 points de base. Cette évolution reflète un sentiment généralisé de prudence, notamment en comparaison avec des pays voisins producteurs de pétrole comme le Gabon ou la République du Congo, qui affichent des performances plus stables dans le même groupe régional.

Matthew Vogel, responsable de la stratégie souveraine des marchés émergents chez Marex, observe que les investisseurs ne s’attendent pas nécessairement à un événement dramatique, mais cherchent avant tout à évaluer les risques politiques et de gouvernance qui pourraient découler d’un changement au sommet de l’État camerounais. L’attention portée à cette situation devrait rester élevée tant que la clarté sur l’avenir politique du Cameroun ne sera pas rétablie.

En résumé, l’absence prolongée de Paul Biya plonge les marchés obligataires camerounais dans une zone d’incertitude importante, reflétant les craintes sur une transition politique délicate et ses répercussions économiques dans un contexte régional déjà fragile.

Source: www.camerounweb.com