Calvin S., 72 ans, opérateur économique, a fini aux urgences mardi après un malaise survenu en plein jeu érotique avec Mylène, coiffeuse de 27 ans qu'il courtisait depuis six mois. Le septuagénaire avait loué une chambre à Makepè (Douala V) pour concrétiser son fantasme : reproduire une scène de film impliquant du chocolat à des fins érotiques. Mylène, tartinée à trois endroits stratégiques, s'est prêtée au jeu. Mais alors qu'il s'affairait sur le dernier « étage », Calvin a suffoqué et s'est effondré. Conduit à l'hôpital, il est sorti du service de réanimation, mais son épouse a été mise au parfum de cette affaire de chocolat.
Fait divers
Makèpè
Dans le coma après « l'amour au chocolat »
Calvin S., 72 ans, a fini aux urgences mardi, en raison d'un malaise survenu en plein jeu érotique avec Mylène, coiffeuse de 27 ans courtisée depuis six mois.
Alliance NYOBIA
La gendarmerie a été appelée mardi dernier par le réceptionniste d'un hôtel sis à Makepè (Douala V), en raison du malaise d'un des clients. Calvin S., 72 ans, opérateur économique, avait pris une chambre dans l'établissement, pour une plage de bien-être avec Mylène, coiffeuse de 27 ans que le septuagénaire courtisait depuis six mois. Selon ce que la demoiselle dira aux gendarmes, elle a rencontré Calvin en février dans un bus de transport interurbain. Après l'échange de numéros, l'homme a manifesté son intérêt. Mylène, elle, a manifesté de l'inquiétude. Calvin avait-il encore le cordial requis pour les ambitions qu'il caressait ? N'écoutant que sa passion, l'homme a insisté. En donnant de l'argent, en subvenant à des besoins et, une fois, en payant trois semaines d'hospitalisation pour la sœur cadette de Mylène... Le 4 juillet, alors qu'ils n'en sont toujours qu'au stade des « matches amicaux », Calvin et Mylène sortent. Dans l'angle mort d'un snack, l'homme ose, pour la première fois, des attouchements sur sa bien-aimée. Laquelle le laisse faire. Sauf que soudain, les caresses semblent émouvoir davantage celui qui les procure : Calvin affiche une gêne, une amorce de crise. Mylène prend peur et lui demande s'il a un problème. Le septuagénaire recouvre ses esprits et l'affaire ne va pas plus loin.
Calvin n'est pas pour autant découragé. Il continue de couvrir sa belle d'attentions. Le week-end dernier, l'homme fait des courses d'environ 100 000 F pour elle, et lui offre 50 000 F pour argent de poche. Puis réintroduit sa demande de « match officiel ». Elle est enfin acceptée : ce sera mardi – comme pour les soirées de Champions League.
Mylène n'a pas ouvert son salon, et le couple a passé du temps ensemble, à se balader dans la ville. Avant d'atterrir en après-midi à l'hôtel de Maképè. Dans la chambre, Calvin révèle qu'il a un fantasme : reproduire une scène de film impliquant l'utilisation de chocolat à des fins érotiques. Il est d'ailleurs venu avec une boîte. Mylène se prête au jeu, et est donc tartinée à trois endroits stratégiques : quelque part sur le buste, quelque part sur le ventre, et quelque part plus bas. La suite de ce menu prévoit une sorte de dégustation de chocolat sur épiderme dénudé. Par ordre décroissant.
Les deux premiers « étages » sont traités sans problème. Alors qu'il s'affaire sur le dernier, Calvin est pris de malaise. Il se met à suffoquer et tombe du lit. Mylène panique, happe une serviette et sort de la chambre. « Attachez la serviette, Madame, vous êtes nue ! », lui dira le réceptionniste qu'elle venait alerter. Calvin sera conduit à l'hôpital. Aux dernières nouvelles, il est sorti du service de réanimation. Mais rien ne dit qu'il est tiré d'affaire : son épouse a été mise au parfum de cette affaire de chocolat.