L’annonce de la mort du Président

Etoudi Coup Detat Constitutionnel Image illustrative

Mon, 13 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

30 novembre 1989, Dakar. Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun, rend son dernier souffle. Les médias du monde entier annoncent sa disparition. Les journaux radio et télé s'ouvrent sur cette information. Mais au Cameroun, c'est le silence. Un silence orchestré par Joseph Charles Doumba, directeur général de la SOPECAM, société éditrice de Cameroon Tribune. Pourtant, Doumba était une « créature » d'Ahidjo : c'est lui que le président avait convoqué le 4 novembre 1982 pour lui dicter les grandes lignes de son discours de démission, quelques heures avant de céder le pouvoir à Paul Biya. C'est même Doumba qui avait rédigé ce discours historique. Et pourtant, c'est ce même homme qui donna des instructions pour qu'aucune Une du journal ne soit consacrée à la mort de celui qui l'avait propulsé. Il fallut attendre trois jours pour qu'un sobre entrefilet, dans un coin de page, annonce brièvement : « M. Ahmadou Ahidjo, ancien président de la République du Cameroun, est décédé, jeudi le 30 novembre 1989 à Dakar au Sénégal, des suites de maladie. » Le cynisme en politique, comme le rappelle Arol Ketch.



C’est votre Histoire : L’annonce de la mort du Président Ahmadou Ahidjo

Le tout premier Président du Cameroun Ahmadou Ahidjo est mort le 30 novembre 1989 à Dakar. Les médias du monde ont annoncé son décès. Ce décès a fait la Une de plusieurs journaux et l’ouverture des journaux radio et télé ailleurs. Mais sauf au Cameroun.

Ses anciens collaborateurs devenus proches du nouveau Président avaient carrément empêché la simple annonce du décès de celui qui les avait propulsés à des postes de responsabilité.

Joseph Charles Doumba qui était le directeur général de la SOPECAM , société éditrice de Cameroontribune va donner des instructions pour que aucune Une du journal ne soit consacrée à la mort de Ahidjo.

Il a fallu attendre 3 jours après le décès de Ahidjo pour que Cameroon Tribune, dans un coin de page annonce le 3 décembre 1989 de manière brève et expéditive la mort de celui qui fut le premier Président du Cameroun et contribua à la fondation de ce journal en 1974 :

« M. Ahmadou Ahidjo, ancien président de la République du Cameroun est décédé, jeudi le 30 novembre 1989 à Dakar au Sénégal, des suites de maladie »

Le cas de Joseph Charles Doumba est révélateur du cynisme en politique. Doumba qui a lutté pour taire l’annonce du décès de Ahidjo était une « créature » de ce dernier. C’est Ahidjo qui le nomme ministre pour la première fois en 1974.

Lors du départ de Ahidjo du pouvoir , Doumba était ministre chargé de mission à la présidence de la République. Il était même l’une des plumes du President.

Lorsque Ahidjo décide de céder le pouvoir à Biya ; Ahidjo organise un entretien avec 2 personnes pour annoncer sa décision : Biya et Doumba. Donc Doumba était le premier avec Biya à être au courant de ce choix. Et c’est même Joseph Charles Doumba qui a rédigé le discours de démission du Président Ahidjo. En effet, le 4 Novembre 1982 au soir , Ahidjo convoque Doumba; lui demande de s’asseoir dans un fauteuil et lui dicte les grandes de lignes de son discours.

La terre est sale ! Si è ne mvit ! Ngo Bagdeu !

Arol KETCH -

Rat des archives

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