Législatives 2027 : Aboubakar Ousmane Mey se prépare, la bataille du septentrion s'annonce – Les exclusivités de Jeune Afrique

Foule Tchiroma Image illustrative

Fri, 12 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans un entretien à Jeune Afrique, l'opposant Aboubakar Ousmane Mey annonce la mise en place d'un nouvel appareil politique et n'exclut pas de se présenter aux prochaines élections législatives, entre Garoua et Kousseri. Alors que les élections locales approchent, il appelle à l'apaisement dans le Grand Nord, déchiré par des querelles intestines. Il se prononce également sur l'exil d'Issa Tchiroma Bakary, qu'il défend comme une « nécessité stratégique ».

Jeune Afrique révèle les ambitions électorales d'Aboubakar Ousmane Mey. L'opposant, qui a frôlé la prison en octobre 2025, se prépare activement pour les prochaines échéances. « Je me réserve la possibilité de présenter ma candidature aux élections législatives, entre Garoua et Kousseri », confie-t-il. Il travaille à la mise en place d'un « appareil politique » dont les contours seront dévoilés prochainement.

L'exil de Tchiroma, une nécessité stratégique : Interrogé par Jeune Afrique sur le départ d'Issa Tchiroma Bakary en Gambie, Mey est sans équivoque : « Ce départ était logique et il allait dans le sens de ce que nous souhaitions. » Selon lui, face à un régime qui « donne des ordres aux forces de maintien de l'ordre », il faut « trouver comment contourner l'obsacle ». « Et nous le contournerons », promet-il.

L'appel à l'apaisement dans le Grand Nord : Jeune Afrique rapporte que Mey appelle à la fin des querelles internes dans le septentrion, où des échauffourées ont eu lieu entre partis de l'opposition lors des célébrations du 20 Mai. « Les acquis obtenus par Tchiroma doivent être préservés. Ceux qui nourrissent des ambitions politiques ne doivent pas se décourager », déclare-t-il, appelant à « rassembler plutôt que diviser ».

Une stratégie de présence : À la question du boycott des élections locales, Mey répond par une fin de non-recevoir. « Chacun a son avis. Pour notre part, nous pensions qu'il fallait simplement trouver le bon cavalier. Ce cavalier, Dieu nous l'a envoyé. Il a fait le travail. Maintenant, place aux élections locales. Nous verrons qui l'emportera. » Une stratégie de présence que Jeune Afrique analyse comme un tournant dans l'opposition camerounaise.

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