L’heure est grave : Le Général René Meka évacué de toute urgence

Meka Armée On évoque d’éventuelles complications liées à des troubles visuels

Mon, 25 May 2026 Source: www.camerounweb.com

Les spéculations se multiplient au sein de l’armée camerounaise après les absences répétées du chef d’état-major des armées, René Claude Meka.

Le général René Claude Meka s’est notamment fait remarquer par son absence lors des célébrations de la Fête nationale du Cameroun 2026, alimentant davantage les interrogations autour de son état de santé.

Selon plusieurs sources concordantes, le haut gradé aurait été évacué vers la France pour des raisons médicales, dans un contexte décrit par certains proches comme une dégradation de son état physique. D’après le média en ligne 237online, la nature exacte de ses problèmes de santé demeure toutefois inconnue. Le journal évoque notamment d’éventuelles complications liées à des troubles visuels anciens ou à des difficultés de mobilité.

Cette évacuation sanitaire serait intervenue peu de temps après une hospitalisation au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé au début du mois de mai. Cette hospitalisation avait déjà provoqué des rumeurs annonçant son décès, rapidement démenties par la direction générale de l’établissement hospitalier.

Au Cameroun, l’absence remarquée de René Claude Meka, chef d’état-major des armées de Paul Biya

Le chef d’état-major des armées était absent des festivités et du défilé militaire du 20 mai au Cameroun. Si les rumeurs sur son décès ont été démenties, son état de santé est bel et bien préoccupant.

Pour les gradés de Yaoundé, les cérémonies marquant la célébration de la fête nationale de l’unité est l’évènement le plus important de l’année. Il s’agit en effet de l’une des rares occasions où le chef de l’Etat camerounais apparait en chef suprême des forces de défense, et surtout un moment où l’armée s’emploie à resserrer ses liens avec les populations. Cette année pourtant, l’évènement s’est déroulé en l’absence du plus haut responsable militaire du pays, le général René Claude Meka, chef d’Etat-major des armées.

Voilà près d’un mois que le sort de cet officier supérieur âgé de 87 ans défraye la chronique au Cameroun. Début Mai, une rumeur annonçant son décès a d’abord circulé sur les réseaux sociaux, avant d’être rapidement démenti par le directeur général du Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHUY), établissement hospitalier où il avait été interné quelques semaines plus tôt. Vincent de Paul Djientcheu, directeur Général du CHUY a ainsi confirmé que René Claude Meka avait été pris en charge au sein de son établissement, tout en précisant qu’il avait quitté les lieux.

Malgré la sortie du médecin, le silence des autorités militaire sur le sort de leur supérieur n’a pourtant fait qu’amplifier les interrogations. Celles-ci ont atteint leur paroxysme le 18 Mai dernier. Ce jour-là, le chef d’Etat-major n’a pas pris part aux répétitions générales de la grande parade militaire que dirigeait le ministre de la défense Joseph Beti Assomo, ni à la réunion technique préparatoire. Une absence confirmée donc deux jours plus tard.

Alors, où est passé le général chef d’Etat-major ? Selon nos informations, René Claude Meka n’a pas regagné son domicile du quartier général après être sorti du Centre hospitalier universitaire, mais aurait bénéficié d’une évacuation sanitaire en France d’où est originaire son épouse, pour contenir un « état de santé dégradant ». Difficile de savoir avec exactitude de quel problème de santé souffre le vétéran de Saint Cyr. Est-ce cette défaillance visuelle qu’il traine depuis plusieurs années et qui l’empêche de lire par lui-même les documents administratifs ? Ou des complications ayant affecté une mobilité déjà difficile ?

Avant cette absence prolongée, René Claude Meka se faisait déjà régulièrement représenté par le Général de Division Tchemo Hector, Major Général à l’Etat-Major des Armées. Ce fut le cas lors de la présentation des vœux au ministre de la défense Joseph Beti Assomo, une première. Son absence au « Pentagone », – nom donné au bâtiment abritant ses bureaux au ministère de la défense – ne devrait donc pas avoir un grand impact sur la continuité opérationnelle des activités militaires. Elle n’en demeure pas moins un biais pour le dispositif sécuritaire de Paul Biya, qui se voit pour le moment privé de l’une de ses rouages les plus symboliques.

Franck Foute

Source: www.camerounweb.com