Des responsables nationaux, municipaux et onusiens lors du lancement du Plan
Capteurs, plateformes et éclairage connecté séduisent les discours. Le véritable test sera plus ordinaire : une mairie qui délivre un acte sans file d’attente, un caniveau curé à temps et une rue éclairée quand les habitants rentrent.
Le gouvernement et ONU-Habitat ont lancé le 8 septembre 2026 le Plan d’action national pour le développement des villes intelligentes. Le document associe le ministère de l’Habitat, le ministère des Postes et Télécommunications, les collectivités, des institutions publiques, des universités, des opérateurs télécoms et des partenaires de développement.
Trois lignes dominent : technologie au service de la gestion urbaine, innovation inclusive et gouvernance modernisée. Les usages évoqués couvrent le trafic, les déchets, l’éclairage, la sécurité, la numérisation des services municipaux et la résilience face aux inondations et à la chaleur.
Le risque classique est celui d’une ville intelligente réduite à l’achat d’équipements. Sans données fiables, maintenance, interopérabilité et agents formés, le capteur devient un objet coûteux posé sur un service qui ne change pas. L’inclusion exige aussi des guichets accessibles aux personnes non connectées et aux usagers vivant avec un handicap.
La feuille de route doit maintenant nommer les villes pilotes, les budgets, les indicateurs et les responsables. La réussite se mesurera au temps gagné par l’habitant, à la baisse des pertes, à la qualité de la décision municipale et à la protection des données — non au nombre de plateformes annoncées.