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La présidente des 'bayant selam' poursuit son bailleur pour escroquerie

Mballa Biloa .jpeg Mme Mballa Biloa Marie, la présidente de l’Association des 'Bayam-Selam'

Fri, 26 Mar 2021 Source: actucameroun.com

Le litige porte sur un magasin que la commerçante voulait exploiter pour ses activités. Le mis en cause a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, et rejette le tort sur la plaignante qu’il accuse de mauvaise foi, avant de déplorer une importante perte matérielle subie du fait de cette affaire qui s’est terminée en queue de poisson.

Le torchon brûle entre Mme Mballa Biloa Marie, la présidente de l’Association des «Bayam-Selam», (ASBY) et M. Bias, homme d’affaires et propriétaire d’un magasin au quartier Nsam et Efoulan à Yaoundé. Les deux parties Se rejettent le tort dans une affaire d’escroquerie qui les oppose depuis 2017 devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif. Marie Mballa Biloa accuse l’homme d’affaires de lui avoir extorqué la somme de 7, 5 millions de francs représentant les frais île loyers et de travaux de réhabilitation d’un, magasin.

Celui-ci devait servir aux membres de l’association des bayam selam d’exposer et de vendre leurs produits au quartier Nsam et Efoulan. La plaignante se plaint qu’après avoir effectué les travaux de rénovation dudit hangar, M. Bias se serait opposé à l’occupation des lieux. Elle estime que ce dernier a usé des manœuvres pour lui prendre d’importantes sommes en lui miroitant la location du hangar querellé. .Raison pour laquelle Mme Mballa Biloa Marie poursuit son bailleur pour des faits d’escroquerie et souhaite être rétablie dans ses droits.

Le 15 mars 2021, M. Bias, qui est libre de ses mouvements, a donné sa version sur les faits qui lui sont reprochés. L’homme clame son innocence par rapport aux accusations d’escroquerie qui pèsent sur sa personne. Il explique que non seulement, c’est la plaignante qui est allée vers lui pour solliciter la location de son immeuble, mais il soutient n’avoir pas perçu le moindre sou de cette dernière. Il raconte que la représentante des bayam selam lui avait fait part de son intention de louer son local au cours d’une rencontre dans ses bureaux à Douala. Au terme de leurs échanges, déclare-t-il, le montant du foyer mensuel avait été fixé à 500000 francs, soit un montant global annuel de 6 millions de francs qu’il attendait empocher avant l’occupation des lieux.

Mauvaise foi

Seulement, indique M. Bias, Marie Mballa Biloa n’avait pas des liquidités à cette époque et se plaignait de connaître de sérieuses difficultés financières. «Pour trouver l’argent de. foyer que j’exigeais, elle m’a proposé que je lui signe un contrat de bail devant lui permettre d’obtenir d’un crédit bancaire. J’ai rejeté cette proposition qui comportait beaucoup de risques pour moi, surtout qu’elle ne m’avait pas encore versé un seul franc de loyer», a-t-il déclaré.

Il ajoute avoir accepté la deuxième option qui consistait à délivrer à la présidente de l’ASBY un document 1’ autorisant à effectuer des travaux de réhabilitation du hangar. En tout cas, affirme-t-il, cette faveur qu’il lui faisait avait, pour seul objectif d’aider la plaignante à obtenir un crédit bancaire lui permettant de payer surtout les frais de loyer. Les travaux de rénovation du magasin dont, il s’agissait, consistait à renforcer la sécurité des ouvertures.

M. Bias soutient qu’il n’a pas interdit à son adversaire d’intégrer les focaux querellés, sauf que, dit-il l’occupation des lieux par les «bayam selam» était conditionnée par le paiement de la somme de 6 millions de francs. «Ce que la patronne de ses revendeuses n’a jamais fait. En effectuant ces quelques travaux au magasin, elle a trompé la vigilance de ces membres pour justifier des prétendues dépenses, je n’ai jamais reçu un seul franc d’elle. Cette dame est de mauvaise foi», a confié M. Bias.

Il a également nié que son fils qui servait d’intermédiaire entre lui la plaignante, ait perçu la somme de 200 000 francs d’elle avant d’indiquer que le magasin litigieux est resté vide jusqu’à ce jour. Le mis en cause déplore le fait que la plaignante se saisisse de la lettre l’autorisant à effectuer les travaux, qui n’était en fait qu’une faveur, pour le trainer devant la justice.

Pour lui, les dépenses effectuées par Marie Mballa Biloa pour les travaux de la prétendue réhabilitation du magasin et l’appui qu’elle a donné pour le déménagement des machines de menuiserie, avoisinent la somme de 500 000 francs. D’après lui, cette somme est insignifiante par rapport à la perte de ses appareils- de menuiserie qui étaient restées longtemps exposés aux intempéries. L’affaire revient le 5 avril 2021 pour les réquisitions du parquet et les plaidoiries des avocats.

Source: actucameroun.com

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