Coordonnateur des activités du port de Douala-Bonabéri, plateforme maritime de référence du Golfe de Guinée traitant près de 13 millions de tonnes de marchandises par an, transportées par plus de 3 000 navires, le port autonome de Douala (PAD) joue un rôle clé dans l’économie nationale et même de la sous-région.
En plus, avec un chiffre d’affaires de sa Régie du terminal à conteneurs (RTC) de 49,9 milliards de francs en 2020, contre 56,9 milliards en 2021 ; 54,3 milliards en 2022 et 57,1 milliards pour 2023 ; de redevances de 15,7 milliards de francs perçues en 2020 contre 19,1 milliards en 2023, le PAD reste un acteur clé du système productif, l’une des principales sources de revenus pour le trésor public.
Ces ressources, pour les quatre dernières années, représentent 3,7 fois les montants reversés par Douala International Terminal (DIT), coentreprise formée par les groupes de logistique Bolloré et Maersk, l’ancien concessionnaire qui n’a versé que 4,4 milliards en 2018. Suffisant pour convaincre le ministre des Finances (Minfi), Louis-Paul Motaze, à inscrire le PAD sur la liste des entreprises publiques de première catégorie, d’après son arrêté signé le 13 août 2026.
S’il est vrai que la loi réformatrice de 1998 et les décrets y afférents avaient déjà créé un écosystème avec pour ambition de faire du Cameroun un hub incontournable dans le Golfe de Guinée, ce classement haut standing marque quant à lui un tournant majeur dans la vie de l’industrie portuaire locale.
Depuis 2017, le PAD sous la conduite de son directeur général, M. Cyrus Ngo’o, a engagé un ambitieux programme de normalisation des activités, de rénovation, de modernisation et de développement des infrastructures et superstructures au port de Douala-Bonabéri.
L’objectif étant d’accroitre les capacités structurelles et les performances opérationnelles de la plateforme portuaire et logistique. Ce programme de développement du port de Douala-Bonabéri intègre une diversité de projets qui reposent sur deux principaux axes stratégiques. Il s’agit d’une part de l’amélioration de l’existant à travers la rénovation et l’optimisation des infrastructures du site portuaire actuel de Douala-Bonabéri, et d’autre part, de l’extension du port vers de nouvelles zones d’activités portuaires.
Créé en 2019, la Régie du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri, reprise par des Camerounais en 2020 après la fin tumultueuse du contrat de Douala International Terminal (DIT), a transformé une plateforme en décrépitude en un modèle de compétitivité.
La RTC a investi plus de 44 milliards de francs en quatre ans, contre 43,4 milliards sur 15 ans sous l’ancien concessionnaire. Le chiffre d’affaires de la RTC a suivi une trajectoire ascendante : 49,9 milliards en 2020, 56,9 milliards en 2021, 54,3 milliards en 2022, et 57,1 milliards en 2023.
Parallèlement, les redevances perçues par le PAD ont bondi de 15,7 milliards en 2020 à 19,1 milliards en 2023. En quatre ans, ces redevances représentent 3,7 fois les montants reversés par DIT, qui n’a versé que 4,4 milliards en 2018. D’après Lin Dieudonné Onana Ndoh, le directeur délégué de la RTC, le montant de ces redevances encaissées par le PAD depuis l’avènement de la RTC représente « 3,7 fois ce que reversait l’ex-concessionnaire ».
Il s’agit de Douala International Terminal (DIT), co-entreprise formée par les groupes de logistique Bolloré et Maersk. Cette dynamique est le résultat de la vision d’un homme d’État : Paul Biya, le président de la République. Le 6 octobre 2011 à Douala, dans son discours de campagne électorale, il avait tracé les grandes lignes qui devaient arrimer le combinat portuaire de Douala-Bonabéri aux standards internationaux : « Douala doit devenir le port de référence Golfe de Guinée ».