Des élites et notables de Banka ont adressé une plainte contre l’enseignant
C’est un scandale de harcèlements et scandales sexuels qui secoue le lycée de Manila, dans le département du Haut-Nkam.
Selon les confidences du lanceur d’alerte N’zui Manto, depuis son arrivée en 2022 le proviseur de cet établissement scolaire est accusé de harcèlements et scandales sexuels impliquant plusieurs élèves dont des mineurs parmi lesquelles certaines, enceintes du chef de l’établissement. Le proviseur est également accusé d’avoir fait avorter quelques-unes de ses victimes dans une clinique à Baham.
Selon la même source, un élève de la 1ère A4 a été exclu de l’établissement par le proviseur après avoir découvert que l’élève draguait sa copine élève.
La rédaction apprend aussi qu’au regard de la gravité des faits au mois de février plusieurs élites et notables de Banka ont adressé une plainte contre l’enseignant à l’attention du sous-préfet du Haut-Nkam. Plainte restée jusqu’ici lettre morte.
« Nous, élites, notables et populations des villages Chicha, Toussa, Batcho, Toutcho et localités adjacentes, dans la commune de Banka, venons très respectueusement porter à votre haute attention des faits d'une extrême gravité signalés au sein du Lycée de Manila.
« Des témoignages concordants et préoccupants font état d'actes présumés de harcèlement sexuel, de relations inappropriées et de cas de grossesses impliquant certaines élèves, y compris mineures, qui seraient imputés au proviseur de l'établissement. Si ces faits sont avérés, ils constitueraient une atteinte grave à la dignité, à l'intégrité morale et physique des élèves, ainsi qu'aux principes fondamentaux régissant toute institution éducative.
«L'école doit demeurer un espace sécurisé, dédié à la formation, à la protection et à l'épanouissement des apprenants. Il est inacceptable que des élèves confiées à l'encadrement pédagogique soient exposées à de tels comportements. », ont déclaré les élites dans la plainte.