Il y a une vérité que tout le monde doit accepter avec humilité, « parler français ne signifie pas forcément bien le parler », du point de vue de Jean Ediegnie.
Au Cameroun, pays officiellement bilingue, le français est partout, à l’école, à l’université, dans l’administration, sur les plateaux télé, reconnait le spécialiste de la communication.
Et pourtant, dit-il, même les plus diplômés commettent des erreurs. Parfois sans s’en rendre compte. Pas par ignorance, mais par habitude. Voici donc 10 fautes très fréquentes qu’il liste.
Malgré que. Faux : Malgré qu’il pleuve, je sors. Correct : Bien qu’il pleuve, malgré la pluie, je sors.
Au jour d’aujourd’hui. Faux : Au jour d’aujourd’hui, je travaille. Correct : Aujourd’hui, je travaille. C’est une répétition inutile (pléonasme).
C’est moi qui a. Faux : C’est moi qui a appelé. Correct : C’est moi qui ai appelé. Le verbe s’accorde avec moi (je), pas avec « qui ».
Je vais au niveau de. Faux : Je vais au niveau de la banque. Correct : Je vais à la banque
Il m’a dit de venir hier (confusion des temps). Faux : Il m’a dit de venir hier. Correct : Il m’a dit de venir / Il m’a dit de venir la veille. Problème de cohérence temporelle très fréquent.
Je suis venu hier non ? Faux : Je suis venu hier non ? Correct : Je suis venu hier, n’est-ce pas ? Influence directe des langues locales et du pidgin.
J’étais de disance que. Faux : J’étais de disance que tu allais venir. Correct : J’étais en train de dire que. Mélange typique entre français et logique orale locale. Très courant et très révélateur.
Donne-moi un bic (à l’écrit formel). Bic est une marque. Correct : Donne-moi un stylo. Comme frigidaire, scotch, etc., ce sont des noms devenus génériques.
Je vais d’abord partir. Faux : Je vais d’abord partir. Correct : Je vais partir / Je pars d’abord.
Je vous reviens. Faux : Je vous reviens. Correct : Je reviens vers vous. Très répandu dans le milieu professionnel, mais incorrect.