Les accidents de route, de grands faucheurs
Les chiffres dévoilés font peur, reconnait l'Indépendant. Notre rédaction reprend les lignes de ce journal qui affirme dans sa parution n°1044 que pas moins de 800 milliards de francs est ce que coûtent les accidents de la circulation par an au Cameroun.
Chiffres dévoilés le 26 janvier 2026 à Yaoundé, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au ministre des Transports. Ces statistiques, qui diffèrent de celles présentées devant le Parlement, pour l'année 2024, dévoilent également que cette première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans rend 4 000 personnes handicapées chaque année.
Si ces statistiques marquent une baisse par rapport aux années antérieures, elles confirment néanmoins la persistance d'une mortalité routière préoccupante. Et pour infléchir la courbe en 2026, plusieurs mesures sont prescrites : renforcement des campagnes de prévention, informatisation accrue des opérations de contrôle, introduction de systèmes intelligents de détection des infractions et accélération de la réforme de la visite médicale d'aptitude à la conduite.
L'introduction de solutions fondées sur l'intelligence artificielle a permis de détecter 195 905 facteurs de risque en quelques mois, contribuant à la réduction progressive des accidents mortels sur les axes routiers. En matière de sécurité routière, 11 410 opérations de contrôle ont été, en 2025, menées sur l'ensemble du territoire national, complétées par deux campagnes nationales de sensibilisation, ayant conduit à la sanction de 22 compagnies de transport et à la suspension de 1 336 permis de conduire.
Des progrès enregistrés également dans le domaine de la météorologie, à travers la modernisation et la densification du réseau national, la production régulière de bulletins multirisques et climat-santé, la transmission des données vers les systèmes régionaux et internationaux, ainsi que la conclusion de partenariats stratégiques, notamment avec le Feicom, au bénéfice des collectivités territoriales décentralisées.