Licenciements abusifs - Salaires bloqués - Détournement de matériel : Colère des agents du RGPH4-RGAE de Sangmelima

SANGMELIMA MARIE ELLEME RECENSEMENT Les agents recenseurs demandent l’ouverture d’une enquête

Wed, 19 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

À Sangmélima, des agents du RGPH4-RGAE mettent en cause la gestion de leur superviseure technique et réclament une enquête indépendante sur la distribution du matériel, les paiements, les licenciements et la sélection des agents chargés du ratissage.

L’opération du 4ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat couplé au Recensement général des entreprises (RGPH4-RGAE) est au cœur d’une vive polémique dans la ville de Sangmélima, dans la région du Sud.

Plusieurs agents recenseurs dénoncent de graves dysfonctionnements susceptibles de compromettre le bon déroulement de cette importante opération nationale.

Dans une dénonciation adressée à la presse, des agents impliqués dans le recensement mettent en cause leur superviseure technique, Mme Eleme Marie, qu’ils accusent de mauvaise gestion, de favoritisme et d’abus d’autorité.

Des soupçons de détournement de matériel

Parmi les principales accusations figure un présumé détournement du matériel destiné aux équipes de terrain.

Selon les témoignages recueillis, plusieurs agents auraient reçu un équipement incomplet, marqué notamment par l’absence de bottes, de batteries externes (powerbanks) et de lampes torches.

Pourtant, d’après les agents concernés, le matériel aurait été officiellement réceptionné comme étant complet. Certains affirment même que des équipements auraient été vendus après leur livraison, des accusations qui restent, à ce stade, à établir.

Des licenciements jugés arbitraires

Les agents dénoncent également le licenciement de plusieurs jeunes recrues pour des motifs qu’ils considèrent comme injustifiés.

Plus grave encore, certains affirment que les rémunérations et les indemnités destinées aux agents exclus continueraient d’être perçues malgré leur départ du programme.

Des salaires bloqués sans explication

Alors que les paiements auraient repris dans plusieurs zones, de nombreux agents affirment ne toujours pas avoir perçu leurs salaires.

Selon eux, certains blocages ne seraient pas liés à des considérations administratives ou professionnelles, mais à des conflits personnels et à des relations d’affinité.

Une situation qui alimente un profond sentiment d’injustice parmi les équipes chargées de la collecte des données.

Des accusations d’intimidation

Les témoignages évoquent également un climat de tension marqué par des pressions et des menaces.

Selon plusieurs agents, toute contestation ou réclamation donnerait lieu à une convocation auprès des autorités administratives locales, notamment du sous-préfet, avec le risque de sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension définitive.

Une sélection contestée des agents chargés du ratissage

Les critiques portent également sur l’organisation de la phase de ratissage actuellement en cours.

Plusieurs agents dénoncent un manque de transparence dans la désignation des personnes retenues pour cette étape du recensement.

Ils affirment que les contrôleurs eux-mêmes n’auraient reçu aucune information officielle concernant les critères de sélection, alimentant ainsi des soupçons de favoritisme.

Un appel à l’ouverture d’une enquête

Face à cette situation, les agents recenseurs demandent l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur ces différentes accusations.

Ils souhaitent notamment que les autorités compétentes examinent les conditions de distribution du matériel, les procédures de paiement des salaires, les licenciements intervenus depuis le début de l’opération et les modalités de sélection des agents.

Boris Bertolt

Source: www.camerounweb.com