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Paul Biya Moise Image illustrative

Wed, 7 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

Deux mois après la prestation de serment du président Paul Biya, le Cameroun attend toujours son nouveau gouvernement. Le chef de l'État a multiplié les confidences sur les profils recherchés et les priorités assignées à cette future équipe : emploi des jeunes, promotion des femmes et compétences au service de l'intérêt général. Analyse d'une attente qui touche à sa fin.

On en sait un peu plus sur le gouvernement attendu au Cameroun, pour dire le moins, depuis le 6 novembre 2025, date de prestation de serment du président élu au terme de l'élection présidentielle du 12 octobre. Pour apaiser les impatiences d'une opinion avide de mouvement, le président Paul Biya a fait plus que rassurer ses compatriotes sur cette échéance politique capitale. Il a multiplié les confidences sur son agenda, les critères de sélection, les profils de choix et même la feuille de route qu'il entend assigner à ce gouvernement dont la mission première et prioritaire sera l'amélioration de la situation des femmes et des jeunes.

À cet effet, il déclare : « Le gouvernement, sous mon autorité, veillera à la mise en œuvre effective du plan spécial de promotion de l'emploi des jeunes dont les lignes directrices ont été présentées lors de ma prestation de serment. Je veillerai également à l'application des mesures visant à améliorer la promotion des femmes et à garantir une plus grande participation des jeunes dans la gestion des affaires publiques. » Ces priorités se greffent naturellement aux missions régaliennes connues de tous que sont la préservation de l'Unité nationale et de la stabilité des institutions, le maintien de la sécurité et la promotion de la prospérité pour tous.

Il s'agit, in fine, de travailler au bien-être des populations, objectif ultime de toute politique fondée sur l'humanisme dont se réclame le Renouveau national au nom du devoir de vérité. Vertu cardinale que le président de la République a cultivée dans son jardin politique des bons points et qu'il assène dans son message à la nation à l'occasion de la fin de l'année 2025 et du nouvel an 2026.

D'autres points, moins bons, complètent le tableau des acquis du dernier septennat et des défis du septennat placé sous le double signe de grandeur et d'espérance. Sur cette base, chacun peut peser ou soupeser ses chances d'entrée ou de maintien dans les rangs gouvernementaux annoncés en fonction des profils de sélection et des critères de choix rendus publics par le chef de l'État lui-même.

Au-delà du critère de l'âge et du genre, ce qui continuera à être privilégié dans l'accès ou le maintien aux postes de responsabilité, de même que dans les promotions, ce sont les qualifications, les compétences, la probité, l'engagement au service de l'intérêt général.

Au nom du devoir de vérité, le chef de l'État s'engage à corriger les erreurs antérieures de casting, en conciliant mieux que par le passé jeunesse et expérience, et surtout en combattant vigoureusement les injustices liées à l'appartenance à tel ou tel groupe ethnique ou culturel, au genre, à la religion ou à la tranche d'âge. Objectif, précise-t-il : mieux promouvoir l'égalité des chances et permettre aux compétences, y compris celles restées dans l'ombre à l'intérieur comme dans la diaspora, de participer à la grande œuvre de construction nationale. On ne peut être plus clair.

Quand tout cela adviendra-t-il alors ? Jusqu'à quand devra-t-on continuer d'attendre ? Là aussi, le chef de l'État ne s'est pas fait prier : ce sera fait dans les prochains jours, indique-t-il. Bien que laconique, la réponse présidentielle incline à déclencher d'ores et déjà le compte à rebours.

L'étude des cas antérieurs éclaire sur les délais habituels. Après la présidentielle du 7 octobre 2018, le gouvernement en exercice fut mis en place le 4 janvier 2019. Après l'élection présidentielle du 9 octobre 2011, le gouvernement fut formé le 9 décembre 2011. Et celui qui avait suivi l'élection présidentielle du 11 octobre 2004 a vu le jour le 8 décembre 2004.

Depuis l'institution du septennat au Cameroun, l'élection présidentielle s'est régulièrement tenue en octobre, entre le 7 et le 12 octobre. Les gouvernements qui ont suivi ont été rendus publics en décembre deux fois, ou en janvier une fois. Dans les prochains jours, donc, on court probablement vers l'équilibre des occurrences.

Mais en la matière, le président de la République, chef de l'État, reste le seul maître des horloges.

Source: www.camerounweb.com