La famille Essono Bandolo demande l’ouverture d’une enquête
La famille Essono Bandolo dénonce ce qu'elle considère comme des interpellations abusives de deux de ses membres âgés de 72 et 68 ans par le sous-préfet de Yaoundé IV, dans le cadre d'un litige foncier familial l'opposant à un proche.
Un conflit familial autour d’un terrain prend une tournure judiciaire et administrative qui suscite de vives interrogations. La famille Essono Bandolo accuse le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IV, Akondi Elvis Mbahangwen, d’avoir multiplié des mesures d’interpellation qu’elle juge abusives à l’encontre de deux de ses membres âgés de 72 et 68 ans, dans une affaire qu’elle estime relever exclusivement de la justice civile.
Un différend familial à l’origine du conflit
Selon les proches des personnes concernées, le litige oppose la famille à Amougou Richard, présenté comme un cousin et musicien, au sujet d’un terrain familial.
La famille soutient que ce différend concerne des droits successoraux entre héritiers et affirme que cette affaire ne relève pas de la compétence de l’autorité administrative. Elle accuse par ailleurs son adversaire de bénéficier d’un soutien indu, accusation qui n’a pas été corroborée de manière indépendante.
Des interpellations contestées
La famille affirme qu’Essono Bandolo, 72 ans, et son frère cadet Mbida Benoît, 68 ans, auraient été convoqués et interpellés à plusieurs reprises.
Selon leur récit, le 3 mars 2026, les deux hommes auraient été entendus par le sous-préfet avant d’être remis aux forces de police et placés en garde à vue administrative pendant plusieurs jours.
Les proches soulignent que Mbida Benoît souffrirait d’antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC), estimant que cette mesure aurait été particulièrement éprouvante pour son état de santé.
Le rôle du préfet évoqué
Toujours selon la famille, le préfet du département du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, aurait été informé de la situation et serait intervenu à plusieurs reprises afin de demander la libération des deux hommes, considérant que le dossier relevait d’un différend familial et non d’une procédure administrative.
Les proches affirment que ces instructions n’auraient pas été suivies d’effet.
Ils ajoutent que, le 8 mars 2026, un dimanche, ils auraient été invités à venir récupérer les deux hommes avant que ceux-ci ne soient finalement présentés au parquet le lendemain.
Selon leur version, le procureur aurait ordonné leur remise en liberté après examen du dossier.
Une nouvelle intervention dénoncée
La famille affirme qu’une nouvelle convocation aurait récemment été adressée aux deux septuagénaires.
Elle indique que, ne s’étant pas présentés, des policiers se seraient rendus à leur domicile, au quartier Oja Terminus, tôt dans la matinée, afin de procéder à une nouvelle interpellation.
Selon les proches, les agents auraient menacé d’interpeller l’épouse de M. Essono Bandolo si ce dernier refusait de les accompagner. Des affirmations qui, à ce stade, n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Un appel à une clarification
La famille Essono Bandolo demande l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ces différentes interventions.
Elle estime que les mesures prises à l’encontre de ses parents sont disproportionnées au regard de la nature du litige, qu’elle qualifie de conflit foncier entre membres d’une même famille.
Les proches indiquent enfin détenir plusieurs convocations et documents qu’ils disent être disposés à communiquer aux autorités compétentes ou à toute instance chargée d’examiner cette affaire.
Boris Bertolt