Trois chantiers camerounais ont produit un contentieux
Magil Construction Corporation a engagé le 9 février 2026 un second recours en annulation devant la Cour d’appel de Paris contre la sentence qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun.
Cette procédure vise la République du Cameroun, contrairement au premier recours dirigé contre Razel. L’État, absent de l’arbitrage initial, entend faire reconnaître sa qualité de tiers. Le 18 juin, la justice parisienne a refusé de joindre les deux recours sans statuer sur le fond.
Le différend touche les chantiers de Bépanda, de la pénétrante Est avec le second pont sur la Dibamba et d’Olembé. Au Québec, l’exécution de la sentence est suspendue dans l’attente de l’issue française, avec un cautionnement imposé à Magil.
Le dossier ne permet pas encore de désigner un gagnant définitif. Il montre comment les contrats publics mal imbriqués peuvent déplacer leur coût vers des années de procédure internationale.