Le partenariat veut relier diagnostic, orientation, accompagnement et insertion
Le ministère des Affaires sociales et l’Islamic Charity Foundation for Education and Social Welfare ont signé à Yaoundé un mémorandum d’entente pour renforcer l’accompagnement des personnes vulnérables.
L’association indique avoir conduit un diagnostic dans les dix régions, fondé sur 9 947 réponses et 96 indicateurs. Selon ses résultats, 53,8 % des ménages interrogés se déclareraient vulnérables ou très vulnérables, tandis que 40,21 % seraient orientés vers les services compétents et 31,79 % feraient l’objet d’un suivi.
Ces pourcentages révèlent un décrochage entre l’identification et l’accompagnement, mais ils ne peuvent pas être généralisés à toute la population sans connaître la méthode d’échantillonnage. Ils doivent servir de diagnostic opérationnel, non de statistique nationale.
Le programme ICFESW 2030 veut relier éducation, formation professionnelle, insertion, santé communautaire et autonomie des femmes.
L’approche globale est pertinente si un dossier peut passer d’un service à l’autre sans perdre l’information ni exposer des données sensibles.
La convention devrait donc préciser les responsabilités, le financement, les critères d’éligibilité, la protection des données et la procédure de plainte. Le nombre de personnes suivies, la durée d’accompagnement et les résultats d’insertion permettront de vérifier si le partenariat change réellement le parcours des bénéficiaires.