Les forces de défense camerounaises ont mené une opération décisive ce dimanche dans le quartier de Mile 3 Nkwen, aboutissant à la neutralisation d'un individu identifié comme un combattant séparatiste.
Les informations recueillies révèlent que l'opération militaire ciblait un membre présumé des « Guerriers de l'Unité » de Bui, originaire de la zone de Jakiri-Sop. Cet individu était depuis longtemps dans le viseur des autorités militaires en raison de ses activités criminelles répétées contre la population civile locale.
Les accusations portées contre le suspect sont graves et multiples. Selon les témoignages recueillis, il était impliqué dans un large réseau de harcèlement systématique visant les habitants de la région. Les moto-taximen locaux étaient particulièrement victimes de ses actions d'extorsion, subissant des pressions et des menaces régulières qui perturbaient leur activité quotidienne.
Les zones situées autour du lycée Saint-Paul de Nkwen ont été le théâtre de nombreux enlèvements et actes de torture attribués à ce présumé sécessionniste. Les habitants vivaient dans la peur, craignant ses actions imprévisibles et brutales qui semaient la terreur dans le quartier.
L'opération militaire a été menée avec précision. Les forces de l'armée camerounaise ont tendu une embuscade stratégique, parvenant à neutraliser rapidement le suspect. Au cours de cette intervention, un élément crucial a été récupéré : un téléphone portable susceptible de contenir des informations importantes sur d'autres membres potentiels du groupe séparatiste.
La réaction de la population locale est nuancée et révèle la complexité du conflit. Certains habitants ont accueilli la nouvelle avec un sentiment de soulagement, espérant que cet événement contribuera à restaurer un semblant de sécurité. D'autres, en revanche, nourrissent des inquiétudes légitimes concernant d'éventuelles représailles qui pourraient survenir en réaction à cette neutralisation.
Cet incident s'inscrit dans le contexte plus large de la crise anglophone, un conflit qui déchire les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis maintenant plus de huit ans. Malgré la présence permanente de l'armée régulière et les multiples assurances des autorités, la paix et la sérénité peinent à s'installer durablement dans ces territoires.