Nommination du Vicce-Président par Paul Biya: un nouveau rebondissement change tout

Biya Demarche Etoudi Image illustrative

Mon, 19 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité de l'émission L'Arène sur Canal 2, Samuel Hiram Iyodi, ancien président par intérim du MRC, a clarifié la position de son parti sur la vice-présidence de la République. Selon lui, le MRC ne rejette pas le principe, mais conteste la méthode : plutôt qu'un vice-président nommé par le chef de l'État, il plaide pour un ticket président-vice-président élu au suffrage universel.

C'est une position qui tranche avec la confusion qui entoure parfois le débat sur la vice-présidence. Invité de l'émission L'Arène sur Canal 2, Samuel Hiram Iyodi a tenu à clarifier la position du MRC.

« Nous n'avons pas de problème avec le principe de la vice-présidence. Nous avons un problème avec le mode d'instauration de la vice-présidence au Cameroun », a-t-il déclaré d'emblée. Une manière de sortir du débat binaire entre partisans et opposants à cette fonction.

Le MRC ne conteste donc pas l'idée qu'un vice-président puisse exister et succéder au chef de l'État en cas de vacance. Ce qu'il critique, c'est la manière dont cette fonction a été créée et sera pourvue.

Samuel Hiram Iyodi pointe d'abord le calendrier. « Le président a instauré la vice-présidence en avril 2026, six mois après l'élection présidentielle. Ça voudrait dire que cette question trottait déjà dans la tête du président avant l'élection présidentielle. » Une manière de suggérer que la création de ce poste répondait à des calculs politiques antérieurs au scrutin, et non à une nécessité institutionnelle.

La proposition du MRC est claire : « Si nous devons avoir une vice-présidence au Cameroun, qu'on ait une élection en doublon avec un président et un vice-président qui soient élus tous les deux par un scrutin de liste par les Camerounais. »

Une manière de dire que la légitimité du vice-président doit venir du peuple, et non d'une nomination par le chef de l'État. « À ce moment-là, la question ne se posera plus parce que les Camerounais auront confié leur part de pouvoir à un président et un vice-président qui pourra donc succéder au président en cas de vacance. »

Cette prise de position du MRC rejoint les critiques formulées par une partie de l'opposition et de la société civile, qui dénoncent une vice-présidence taillée sur mesure pour le pouvoir en place. Le poste, créé par la révision constitutionnelle d'avril 2026, reste toujours vacant. Et les spéculations vont bon train sur l'identité du futur titulaire.

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