Les populations mettent en cause le sous-préfet Mahamat Taher Ousman
Un conflit foncier opposant éleveurs et cultivateurs dans l’arrondissement de Bibemi, dans la région du Nord, ravive les tensions entre les villages de Tchakari et Famou autour d’un espace réservé au pâturage. La situation a dégénéré le 11 août 2026 en affrontements ayant fait plusieurs blessés. Des accusations visant notamment des décisions administratives et le sous-préfet Mahamat Taher Ousman circulent, sans confirmation officielle. Les populations demandent une enquête impartiale pour clarifier le statut juridique des terres et établir les responsabilités.
La scène macabre s’est produite dans l’arrondissement de Bibemi, dans le département de la Bénoué (région du Nord). Selon le récit du lanceur d’alerte Boris Bertolt, il s’agit d’un différend foncier opposant des éleveurs et des cultivateurs.
En effet, au cœur de la controverse : un espace réservé au pâturage, présenté comme étant couvert par un titre foncier et historiquement utilisé pour les activités d’élevage.
Selon plusieurs témoignages, relayés par Boris Bertolt, les tensions se seraient accentuées après une décision administrative qui aurait modifié les conditions d’utilisation de cette zone située entre les villages voisins de Tchakari et de Famou.
Des habitants affirment que les éleveurs auraient progressivement perdu l’accès à cet espace, désormais exploité par des cultivateurs. Certains attribuent cette décision aux autorités administratives locales.
D’autres accusations, particulièrement graves, circulent également dans la localité. Des habitants évoquent notamment l’existence d’avantages en nature qui seraient accordés chaque année en contrepartie de l’exploitation des terres concernées. À ce stade, ces allégations n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle et nécessitent des vérifications indépendantes.
La situation a pris une tournure plus préoccupante le 11 août 2026, lorsque des affrontements ont éclaté entre des membres des deux communautés. Plusieurs personnes auraient été blessées au cours de ces violences.
Depuis, le climat demeure particulièrement tendu dans cette partie du département de la Bénoué, où l’agriculture et l’élevage constituent les principales activités économiques.
Il faut souligner qu’au Cameroun, les conflits entre agriculteurs et éleveurs représentent l’une des principales sources de tensions dans plusieurs régions. L’accès aux terres, la délimitation des espaces de pâturage, la transhumance et l’exploitation des ressources naturelles sont régulièrement à l’origine de différends qui peuvent rapidement dégénérer.
Les populations mettent en cause le sous-préfet Mahamat Taher Ousman.
Dans le cas de Bibemi, plusieurs questions restent en suspens : quel est le statut juridique exact de cet espace ? Quelles décisions administratives ont été prises concernant son exploitation ? Les droits des différentes parties ont-ils été pris en compte ?
Face à la montée des tensions, plusieurs habitants appellent les autorités compétentes à ouvrir une enquête impartiale afin d’établir les faits, de clarifier la situation foncière de la zone concernée et d’identifier les responsabilités éventuelles.