Les rumeurs de déstabilisation du pouvoir impliquent au plus haut sommet de l'État Ferdinand Ngoh Ngoh, Joseph Fouda et Émile Bamkoui. La théorie du complot est évoquée et les bruits commencent par se faire insistants.
C'est la guerre des clans à Etoudi. Depuis des mois maintenant, les réseaux sociaux sont en feu avec des annonces de prétendus plans de putsch qui ciblent directement le président Paul Biya.
Les rumeurs viennent d'être alimentées par la plateforme de l'activiste AmerKmer, avec des allégations désignant le secrétaire général de la présidence de République, Ferdinand Ngoh Ngoh, l'amiral Joseph Fouda et le colonel Émile Bamkoui comme les cerveaux d'une déstabilisation imminente du pouvoir.
Selon le scénario divulgué par AmerKmer, une alliance contre-nature aurait été nouée entre le tout-puissant ministre d'État Ferdinand Ngoh Ngoh, le conseiller spécial du président Joseph Fouda et le chef de la sécurité militaire, le Colonel Émile Bamkoui. Ce dernier serait, d'après la source, est chargé de mener les opérations armées sur le terrain.
En l'état, aucun mouvement de troupes suspect n'a été observé à Yaoundé. Paul Biya se trouve en Suisse, depuis dans lequel il reçoit des soins médicaux, compte tenu de son état de santé déclinant. AmerKmer confie que Ferdinand Ngoh Ngoh et ses complices voulaient le faire quitter le pays depuis le mois de mai, mais Biya, sentant un coup foireux à l'horizon, a retardé son évacuation jusqu'au moins de juin.
Cette thèse complotiste a trouvé un écho particulier après les déclarations explosives du Capitaine révoqué, Romuald Effoudou Awussi. Réfugié en Europe, l'ancien cadre du renseignement de la présidence multiplie les sorties médiatiques contre Ferdinand Ngoh Ngoh qu'il accuse d'être le donneur d'ordre pour l'assassinat de Martinez Zogo.
Pour le moment, le coup d'État tant annoncé ne s'est pas produit, mais la tension à Etoudi, elle, est bien réelle. À plus de 93 ans, le président Paul Biya fait face à une polarisation extrême de son appareil sécuritaire et civil.