Derrière les sourires de façade, coulisses d'un incident que le pouvoir a tout fait pour étouffer
Le président Paul Biya a été victime d’un malaise lors de la réception organisée au palais présidentiel à l’occasion de la Fête nationale du 20 mai à Yaoundé. Selon le récit, cet incident aurait provoqué une vive panique au sein du palais avant d’être rapidement dissimulé par les autorités.
Le vernis de la fête nationale a volé en éclats. Alors qu’il présidait la prestigieuse réception de la Fête de l’Unité au palais présidentiel, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, a été victime d’un malaise brutal, plongeant le sommet de l'État dans la stupeur.
Derrière les sourires de façade, coulisses d'un incident que le pouvoir a tout fait pour étouffer.
La chute : panique générale au Palais
Le 20 mai devait être une journée de communion nationale à Yaoundé. Mais la fête a basculé le soir même, devant des centaines d'invités médusés. Selon plusieurs témoins et sources internes, le président de la République a lourdement chuté.
En une fraction de seconde, la Direction de la sécurité présidentielle (DSP) a bondi pour dresser un cordon de sécurité autour du patriarche, pendant que les médecins du palais le prenaient en charge en urgence absolue.
Sentant le vent du boulet, le Secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, a immédiatement exigé l'omerta totale des convives, brandissant la menace de lourdes sanctions. Au même moment, la CRTV coupait le signal de sa retransmission en différé. C'est la Première dame, Chantal Biya, qui a dû monter au front pour sommer les invités de continuer à faire la fête comme si de rien n'était.
« Simple fatigue » ou pronostic réservé ?
Aujourd'hui, le flou artistique persiste et la présidence s'enferme dans le silence. Si certains officiels tentent de minimiser l'affaire en parlant d'un simple « coup de fatigue », la réalité semble bien plus lourde : Paul Biya est désormais placé sous surveillance médicale stricte.
L'inquiétude est telle que l’hypothèse d’une évacuation sanitaire d’urgence vers la Suisse a immédiatement été mise sur la table. Un scénario que le président camerounais avait pourtant balayé d'un revers de main quelques jours plus tôt.
Un avion spécial était déjà prêt à décoller, mais Paul Biya avait choisi de rester à Yaoundé, alarmé par une note confidentielle des services de renseignement américains (CIA) l'avertissant de sérieux risques sécuritaires dans le pays en son absence. Reste à savoir si, face à l'urgence médicale, le corps médical aura le dernier mot.
Si ce n’est pas un matin, ce sera un soir.
Paul Chouta