Paul Biya dans la tourmente: une nouvelle interpellation tombe sur le cadavre ambarrassant

Biya Soutien Eto'o Etoudi Image illustrative

Wed, 14 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

Le silence des autorités camerounaises reste total, plus d’un mois après la mort en détention d’Anicet Ekane. L’opposant de 78 ans, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), est décédé le 1ᵉʳ décembre 2025 au Secrétariat d’État à la Défense, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie.

La famille, soutenue par ses avocats, dénonce un « black-out total ». Aucune information sur l’enquête, ni sur les résultats de l’autopsie, ni sur la restitution de la dépouille — toujours conservée à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Les avocats réclament une commission d’enquête indépendante et la remise du corps, deux demandes restées sans réponse malgré un courrier adressé au président Paul Biya.

Le MANIDEM a officiellement interpellé le chef de l’État ce 13 janvier, réitérant la demande de restitution de la dépouille, après un premier recours juridique fin décembre. L’ONU, qui avait appelé en décembre à une enquête « rigoureuse et impartiale », constate aujourd’hui l’absence totale d’avancées.

À travers ce mutisme persistant, c’est aussi la question du respect des droits des opposants et des familles endeuillées qui se pose. L’affaire Ekane symbolise une inquiétante opacité, renforçant les critiques sur le traitement de l’opposition et le droit à la vérité au Cameroun.

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