2
Menu
Infos

Persécuté, Sismondi Bidjocka menace Ferdinand Ngoh Ngoh

Video Archive
Tue, 23 Mar 2021 Source: www.camerounweb.com

S’en est de trop pour Sismondi Bidjocka. Le journaliste de RIS radio a reçu hier une troisième convocation pour comparaitre au SED. Se sentant traqué, il menace à son tour les autorités gouvernementales. Selon Sismondji, le Secrétaire général à la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh est la cause de ses malheurs.

« Depuis déjà deux semaines, quelqu'un s'amuse à me casser psychologiquement parce qu'il a le pouvoir (…) Un journaliste faible arrêtera simplement d’écrire devant un tel harcèlement. (…) Ne jouez pas avec les allumettes dans une chambre à gaz. Je servi ce pays loyalement, et je ne permettrai à personne venu de l’extérieur, user du pouvoir pour m’attaquer ».

Sismondi Bidjocka est convaincu que le SG de la présidence de la République lui en veut pour son éditorial du 5 mars 2021 dans lequel il évoque les relations compliquées entre Ferdinand Ngoh Ngoh et certains ministres du gouvernement.

Choses curieux, au même moment que le journaliste reçoit les pressions du SED, l’invité régulier de son émission « Jeudi politique » Nyamding Messanga broie le noir. Débarqué de l’IRIC il est largué dans l’Extrême-Nord du pays. Lui aussi accuse Ferdinang Ngoh Ngoh d’être la cause de sa descente aux enfers.

CamerounWeb vous propose le dernier éditorial de Sismondi Bidjocka

Je saisi l’occasion de cet éditorial pour vous parler du pouvoir. Mais avant, évoquons quelques préceptes. L’un rescapé d’Auschwitz Cam de concentration NAZI Simon Gutman dans l’un de ses témoignages affirmait « QUE l’être humain est capable des pires atrocités. Mettez-le dans une circonstance particulière et vous obtiendrez pire qu’un animal » et l’ancien président Américain Abraham Lincoln de conclure « Presque tous les hommes peuvent faire face à l’adversité ; mais si vous voulez vraiment tester la capacité de quelqu’un, donnez-lui le pouvoir ».

Madame Monsieur chers auditeurs Bonjour !

Le pouvoir est enivrant, et jouissif et dangereux. Entre les mains d’un insensé, il peut rendre fou. Nous avons ainsi vécu dans l’histoire de l’humanité des empereurs, des rois, des reines, des présidents et autres qui ont vu joué avec le pouvoir ; conséquence, ça leurs a exploser entre les mains ; Adolf Hitler, Nicolas Ceuacescu, Néron, voilà un échantillon de ces gens qui ont perdu la tête avec le pouvoir.

Depuis déjà deux semaines, quelqu’un s’amuse à me casser psychologiquement PARCE QU’IL A LE POUVOIR. Vous savez, un journaliste faible arrêtera simplement d’écrire devant un tel harcèlement. Mais moi je suis un patriote qui respecte son pays et ses lois. Je suis surtout un être humain, et il y a des limites de tension capable de créer non pas un génocide comme la SHOAH, mais l’apocalypse qui si vous tirez trop sur la corde. Ne jouez pas avec les allumettes dans une chambre à gaz. Je servi ce pays loyalement, et je ne permettrai à personne venu de l’extérieur, user du pouvoir pour m’attaquer. Surtout dans un environnement tendu comme le nôtre, une seule étincèle peut produire un enchainement que vous n’aviez pas prévu. En renversant le plateau de pommes de Mohammed Bouazizi, les autorités Tunisiens ne se doutaient qu’elles venaient d’allumer la mèche d’un printemps arabe qui a brulé, calciné des pays arabes de l’Afrique du nord.

S’amuser à jouer avec une grenade dégoupiller, c’est bien évidemment insensé. Le pouvoir ne doit pas servir des vengeances lâches et personnelles. Le philosophe Taoiste était formel, si vous voulez la vengeance à tout prix et à tous les prix, creusez deux tombes.

Je me suis rendu au SED à DEUX REPRISES, où j’ai appris que c’est le SGPR, le ministre d’état secrétaire général de la présidence de la république qui déploie sur moi sa toute-puissance parce que pas content de mon éditorial du vendredi 05 mars 2021 ; sa colère venant du fait que je dise que plusieurs ministre ne s’entendent pas vraiment avec lui qui est l’interface clé entre le président et ses ministres. Et que certains abusent de l’expression SOUS HAUTE INSTRUCTION DU PRESIDENT pour régler des affaires personnelles ?

Je suis journaliste, un vrai journaliste au service de la république. Mon rôle en tant que tel est de révéler ce qui veut être caché dans le but d’arranger, dénoncer les abus pour susciter les changements, éclairer le peuple sur des enjeux présents, ou à venir ;

(SED, POLICE, MINCOM CNC,) ce sont des appareils d’état qui sont ainsi mobilisés pour me traiter comme dans une véritable dictature. Je me suis expliqué devant tous ces acteurs, mais je me demande encore ce que veut le SED en pourchassant un journaliste qui a bien fait son travail ; éditorial que je referai exactement de la même manière s’il fallait le refaire. Ce sont pourtant les mêmes qui s’esclaffent de plaisir en regardant nos confrères occidentaux exercer dans des grands reportages ou des enquêtes comme envoyé spécial, des éditoriaux etc. Façon de dire que quand on n’est pas concerné, c’est du bon journalisme, jusqu’au jour où on est directement ou indirectement concerné.

Le genre journaliste que je pratique dans ce cadre ci s’appelle « l’éditorial ». Un éditorial est un genre journalistique habituellement pratiqué par le Directeur d'un journal ou un journaliste fortement expérimenté d'une revue où l'auteur prend position sur des grandes questions d'actualité ; Il reflète les idées et les valeurs , non seulement de son auteur, mais du journal ou de la revue dans son ensemble ;

Un éditorial :

EXPRIME UNE OPINION,

Permet d'appuyer ses opinions sur un sujet d'actualités ou de grandes questions de l'heure.

Le journalisme étant une science avec des règles. On y trouve des genres journalistiques. Le reportage, l’enquête, l’analyse, le compte rendu, le commentaire identifiés comme des genres majeurs dans notre travail.

Depuis 1982, date d’accession au pouvoir du président, il se bas pour laisser de lui l’image de celui qui a apporté la démocratie et la postérité.

Malheureusement certains agissements dans ses équipes militent plutôt à ce qu’il ne reste rien de lui. Quand on est à une certaine hauteur, qui plus est proche collaborateur d’un chef d’état, on doit être conscient de ce que tout ce que l’on fait impacte sur le régime du chef de l’état ; car demain on ne parlera pas d’un quidam qui faisait taire les journalistes, mais plus grave du régime Biya. Paul Biya qui de son côté remarquez-le supporte tout. Que n’a-t-on pas dit de ce président ? que ne dit-on pas ce lui ? De la caricature en passant par la fange, jusqu’à son âme ; mais en tant que démocrate, il sait que ça fait partie de celle-ci.

Le journaliste est un veilleur de nuit pour la société ; si des choses pas correctes veulent être cachées à dessein pour des intérêts particuliers, il doit les ramener à la lumière. Tenez, si dans un projet on achète une benne de sable à peu près à 700 mille, c’est trop, c’est exagéré, il faut le dénoncer. De même si l’on achète un sac de ciment de 5.000 f à dix ou 15 mille, c’est une attaque contre la fortune publique.

Je vais continuer à faire mon travail, voir même je vais essayer d’aller plus loin dans la profession. La seule limite que je puisse m’imposer c’est la loi, le respect des institutions.

Les hommes passent, les institutions restent. Evitons de vivre comme si l’on devait demeurer toute sa vie à un poste. Des changements peuvent survenir ; évitons donc de faire du Cameroun de demain un pays où le sang des règlements de compte pourrait imprégner la terre de nos ancêtres. Dieu merci le président Paul Biya est toujours là ; en 34 ans il a réussi à nous en préserver. Quand sera-t-il quand il ne sera plus là ? Parce que ce jour-là finira par venir. Alors on se regardera les yeux dans les yeux.

Source: www.camerounweb.com

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.