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General News Fri, 22 May 2020

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Plus de 10000 faux diplômes dictent la loi dans les sociatés d’Etat

Depuis trois décennies l’administration camerounaise fait face au phénomène de faux diplômes qui entrave la réussite dans nos structures étatiques. La gangrène est perceptible et l’Etat doit rougir au plus haut niveau pour mettre fin à ce système fatal qui ne nous avantagera jamais un jour d’où l’urgence d’une commission nationale de validation et de l’authentification des diplômes avant toute embauche.

Il y a deux ans le ministre Louis Paul MOTAZE a déposé ses valises au département ministériel des Finances. Du coup l’homme fort du Dja et Lobo s’est résolument mis au travail en lançant l’opération de comptage physique du personnel solde de l’Etat. Un acte de bravoure qui vient de connaître un succès éclatant puisque après les décomptes l’Etat à traquer plus de 20 000 fonctionnaires fictifs.

8000 sont dans la sellette et ne perçoivent plus leurs salaires, toute chose qui a permis au trésor publique de sauver plus de 500 milliards au cours d’une année. Le genre d’initiative courageuse est à rechercher au cœur de notre gouvernance alors que nombreux parmi les ministres du gouvernement ont tenté la même opération avec les échecs cuisant enregistrés. Au demeurant, l’on se rend compte que c’est la volonté qui manque à certains de nos dirigeants de réussir.

Après la fonction publique, nos société d’Etat sur la ligne de mire

Elles sont plus d’une cinquantaine reparties entre entreprise publique, parapubliques, établissement public de diverses catégories. Socle de l’économie camerounaise, elles ont à leurs têtes des PCA, DG, DGA originaires de toutes les régions du Cameroun. Cependant, elles sont confrontées au phénomène de faux diplômes un véritable acteur de la mauvaise prestation dans nos entreprises.

D’entrée de jeu, il faut d’abord expliquer le concept de faux diplôme : c’est le fait d’avoir obtenu au marché noir ou à l’étranger un parchemin qui ne correspond pas à votre valeur intrinsèque. Un acte de corruption de faux et usage du faux réprimandé par la loi et passible de poursuite judiciaire. Or, d’après une enquête bien menée, les sociétés publiques, parapubliques ainsi que les établissements publics administratifs dans notre pays sont l’épicentre de ce phénomène de faux diplômes dans les structures étatiques plus grave encore ces hors la loi occupent des postes de responsabilité, parfois stratégiques pendant qu’ils manquent de compétences.

Comment en est on arrivé là ? Pourquoi l’Etat a-t-il laissé perdurer ce fléau sans véritablement rougir et mettre les concernés à la disposition de la justice ? Pour tout dire, l’engagement du chef de l’Etat pour lutter contre la corruption au Cameroun n’avait pas été accompagné d’une approbation populaire. Paul BIYA était seul dans son action malgré le vacarme enregistré sur l’opération Epervier, une curiosité a permis de démontrer que l’argent perçu indûment par ceux qui ont glissé les faux diplômes ou lors de la commission de reclassement dans nos entreprises publiques, représente deux fois l’argent réclamé aux prisonniers de luxe.

Dans ce registre, le CEP, BEPC, Probatoire, Licence, Master, DEA, GCE… etc, S’obtiennent dans la clandestinité et font gagner les emplois à leurs bénéficiaires, d’où l’urgence d’une commission nationale de validation et de l’authenticité des diplômes dans nos structures étatiques, cela s’est passé pour le personnel solde de l’Etat et les résultats ont suivi. Pour être plus clair, il doit être demandé à chaque agent et cadres des entreprises publique de présenter l’orignal des diplômes ou l’authentification signée par une autorité compétente.

Au Cameroun, il est regrettable de voir nos diplômés de l’enseignement supérieur trainer en ville, vendre l’eau ou servir dans les bars pendant que les illettrés et analphabètes occupent les bureaux splendides de nos structures étatiques. Résultats des courses, le pays marque le pas sur place. Quel malheur ? Par ailleurs, certains directeurs généraux de nos entreprises publiques nommés en 2017-2018, ont eu la volonté de faire la chasse aux faux diplômes car ayant eu la mission d’assainir et de nettoyer les écuries d’Augias. Mais ils se sont heurtés à des caciques du régime, parfois intimidés par leurs présidents de conseil d’administration.

La part de responsabilité du Minesup

Au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, il existe une sous direction des validations et des équivalences des diplômes obtenus par les camerounais à l’étranger, vous n’allez peut être pas. nous croire, c’est le siège de prédilection de la corruption dans ce ministère qui s’occupe des ordres académiques. Au moment où l’on parle, plusieurs cadres de cette sous direction sont écroués à la prison de Kondengui pour faux et usage du faux dans les dossiers d’équivalence des diplômes. Comment se passe le trafic ?

D’après nos sources généralement bien introduites, certains agents de nos sociétés d’Etats vont se faire établir des faux diplômes à l’étranger et partent verser 2 à 3 millions de Fcfa auprès des responsables de la sous direction de validation et des équivalences du MINESUP pour bénéficier des reclassements. Il se passe donc que pour 3 millions un cadre passe de la 10e à la lie catégorie, un agent de maitrise passe de la 9e à la 10e catégorie, certains sont promus aux postes de sous directeurs, directeurs sans un mérite quelconque à cause la corruption, du favoritisme. Conséquence les entreprises publiques sont meurtries. Dans nos prochaines parutions, nous allons mettre à la disposition de nos chers lecteurs la liste des sociétés d’Etat où les faux diplômes sont à profusion.

Source: La primeur d'info plus

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