Police municipale : 116 agents sortent de NASLA, leurs limites restent à tracer

NASLA POLICE MUNICIPALE Des agents de police municipale lors de leur cérémonie de fin de formation à Mutengene

Wed, 9 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Ils porteront un uniforme, mais ne sont ni policiers ni gendarmes. Cent seize agents ont achevé leur formation de police municipale à NASLA. Leur déploiement répond aux besoins des villes ; il impose aussi de clarifier leurs pouvoirs et les voies de recours des citoyens.

La quatrième promotion a suivi trois mois de cours, du 4 juin au 3 septembre, au centre de Mutengene.

Elle réunit des agents de onze collectivités, dont les villes de Bafoussam et Kribi ainsi que plusieurs communes d’arrondissement. Un candidat sur 117 a été écarté pour indiscipline.

Le programme couvre notamment l’autodéfense, la citoyenneté, la discipline hiérarchique et la coopération avec les forces de sécurité. Sur le terrain, ces agents contribueront à l’ordre, à la salubrité et à la tranquillité publics, domaines où les mairies sont directement interpellées par les habitants.

La proximité peut être un avantage : un agent municipal connaît les marchés, les stationnements et les nuisances de sa ville. Elle peut aussi produire des abus si les compétences, les sanctions et l’identification ne sont pas clairement définies. La formation doit donc intégrer droits humains, désescalade et rédaction de procès-verbaux.

La réussite de cette promotion se mesurera après l’affectation. Les communes devraient publier les missions, les matricules visibles et un mécanisme de plainte. La police municipale gagnera sa légitimité non par la seule présence en rue, mais par une action proportionnée, compréhensible et contrôlable.

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